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Ukraine : la Russie dénonce un projet de force multinationale et intensifie ses frappes

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La Russie a accusé jeudi l’Ukraine et ses alliés occidentaux de former un « axe de la guerre », dénonçant des déclarations jugées « militaristes » après l’accord sur le déploiement d’une force multinationale en Ukraine à l’issue du conflit. Pour Moscou, cette initiative compromet toute perspective de règlement diplomatique.
Ukraine : la Russie dénonce un projet de force multinationale et intensifie ses frappes
Une frappe russe sur la ville de Kharkiv (Photo by SERGEY BOBOK / AFP)

Poursuite des frappes russes

Parallèlement, l’armée russe continue de frapper l’Ukraine, ciblant notamment les infrastructures énergétiques. Jeudi, plus d’un million d’habitants du centre du pays ont été privés d’eau et de chauffage, en pleine période de froid, après des attaques nocturnes de drones.

« Les nouvelles déclarations militaristes de la prétendue Coalition des volontaires et du régime de Kiev font d’eux un véritable “axe de la guerre” », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Réaction après le sommet de Paris

Il s’agit de la première réaction officielle de Moscou depuis le sommet sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, tenu mardi à Paris. La rencontre a réuni 35 pays de la « Coalition des volontaires », principalement européens, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Les participants se sont accordés sur le principe d’un déploiement de forces multinationales chargées de surveiller un éventuel cessez-le-feu, sous leadership américain, une fois un accord conclu avec la Russie.

Paris et Londres prêts à s’engager

À l’issue du sommet, la France et le Royaume-Uni ont signé avec l’Ukraine une déclaration d’intention se disant prêts à déployer des soldats pour assurer le maintien de la paix en cas de cessez-le-feu.

Moscou a immédiatement réagi. « Toutes ces unités et installations seront considérées comme des cibles militaires légitimes », a averti Maria Zakharova, rappelant que tout déploiement militaire occidental en Ukraine constitue une ligne rouge pour la Russie.

Les garanties américaines encore floues

Les États-Unis n’ont pas signé la déclaration de Paris et n’ont pas précisé la nature exacte de leur engagement. Volodymyr Zelensky a toutefois affirmé jeudi que le document sur les garanties de sécurité américaines était « pratiquement prêt » à être soumis à Donald Trump.

La veille, le président ukrainien avait regretté l’absence de réponses claires de ses partenaires européens sur leur réaction en cas de nouvelle attaque russe après la fin de la guerre. Il a également estimé nécessaire de maintenir une armée ukrainienne de 800.000 soldats, équipée de manière adéquate.

Infrastructures critiques touchées

Sur le terrain, les frappes russes ont provoqué de lourdes coupures d’eau et d’électricité dans la région de Dnipropetrovsk. Selon les autorités locales, une infrastructure majeure alimentant la région en électricité a été endommagée.

Le fournisseur d’énergie DTEK a indiqué qu’environ 600.000 foyers restaient sans électricité à la mi-journée.

Kiev accuse Moscou de vouloir « briser l’Ukraine »

« La guerre menée par la Russie vise directement notre population et notre mode de vie. C’est une tentative de briser l’Ukraine », a dénoncé Volodymyr Zelensky.

Pressions diplomatiques et avancées militaires

Alors que les efforts diplomatiques se sont intensifiés depuis la présentation d’un plan de paix américain fin novembre, la Russie continue d’exiger le retrait des forces ukrainiennes de certaines zones de l’est du pays et un engagement de non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan.

Sur le terrain, les forces russes poursuivent leur progression. Moscou a annoncé la prise de la localité de Bratské, dans le sud de la région de Dnipropetrovsk. Le site DeepState, proche de l’armée ukrainienne, a également signalé la capture d’Andriïvka, dans la région de Soumy, et de Novomarkové, dans la région de Donetsk.

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