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Burkina Faso : les importations de farine suspendues pour soutenir la production agricole nationale

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Le Burkina Faso suspend l'importation de farine, semoule et couscous pour favoriser la production locale, alors qu'une nouvelle phase de son programme agricole débute.
Burkina Faso : les importations de farine suspendues pour soutenir la production agricole nationale
Farine (illustration)

Le Burkina Faso poursuit sa stratégie de renforcement de sa souveraineté alimentaire. Après avoir présenté les résultats de son programme agricole 2023-2025, le gouvernement engage une nouvelle étape de cette politique. Dans le même temps, il décide de suspendre l’importation de plusieurs produits à base de farine afin de favoriser l’écoulement des productions locales.

Une nouvelle phase du programme agricole officiellement lancée

Le gouvernement burkinabè a annoncé le lancement de la deuxième phase de son vaste programme agricole pour les deux prochaines années. Cette nouvelle étape a été dévoilée jeudi, puis présentée vendredi lors d’une conférence de presse.

Le bilan de la période 2023-2025 met en avant une hausse de la production nationale. Selon les chiffres officiels, le pays a récolté plus de 7 millions de tonnes de céréales, plus de 1,8 million de tonnes de riz paddy, élevé plus de 18 millions de volailles et produit près de 58 000 tonnes de poisson.

Lors de cette présentation, le secrétaire exécutif du programme, Amos Kiénou, a également souligné l’évolution du marché du maïs. D’après lui, le prix d’un sac ne dépasse plus 20 000 FCFA, contre 35 000 à 40 000 FCFA auparavant.

Le Burkina Faso suspend les importations de farine et de produits assimilés

En parallèle, les ministres de l’Agriculture, du Commerce et de la Santé du Burkina Faso ont annoncé une suspension, jusqu’à nouvel ordre, des importations de farine et de plusieurs produits dérivés.

Cette mesure concerne notamment la farine infantile, le couscous et la semoule. L’objectif affiché est de soutenir l’écoulement de la production nationale de farine.

Les opérateurs économiques ayant déjà engagé des démarches d’importation disposent toutefois d’un délai de deux mois pour finaliser leurs opérations.

Huit filières prioritaires au cœur de la nouvelle stratégie

La deuxième phase du programme agricole s’articulera autour de huit filières considérées comme prioritaires : le riz, le lait, le soja, le sésame, l’arachide, le blé, le manioc et le karité.

Le gouvernement prévoit également de renforcer six secteurs déjà bien implantés, parmi lesquels la pomme de terre, le bétail, le poisson et la volaille.

Enfin, six filières dites émergentes bénéficieront d’un accompagnement spécifique. Elles comprennent notamment le lapin, le tournesol et la banane plantain.

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