La Russie a célébré samedi un défilé du Jour de la Victoire particulièrement sobre, le plus modeste observé depuis des années. Organisé dans un climat de fortes tensions sécuritaires, l’événement s’est tenu sous la menace persistante d’attaques de drones ukrainiens, alors que le conflit en Ukraine s’enlise depuis plus de quatre ans. Le dispositif, limité et très encadré, a duré à peine 45 minutes et s’est déroulé sans exposition d’équipements militaires.
Dans son allocution sur la place Rouge, le président Vladimir Poutine a défendu une nouvelle fois le bien-fondé de l’offensive russe, affirmant que ses forces affrontaient en Ukraine des « forces agressives » soutenues par l’Otan. Il a salué la mémoire de la victoire contre l’Allemagne nazie, qu’il a mise en parallèle avec la guerre actuelle, qualifiée d’« opération militaire spéciale ».
Défilé du 9 mai : une commémoration sous haute sécurité et sous influence diplomatique
Les célébrations ont été organisées dans un contexte de sécurité renforcée, avec des restrictions importantes dans le centre de Moscou et des perturbations du réseau mobile. Les autorités redoutaient des attaques ukrainiennes visant à perturber l’événement, tandis que des frappes de représailles russes avaient également été évoquées les jours précédents.
Cette édition a aussi été marquée par l’entrée en vigueur d’une trêve de trois jours annoncée par Washington et acceptée par Kiev et Moscou, accompagnée d’un projet d’échange de prisonniers. Le président américain Donald Trump a salué une possible étape vers la fin du conflit.
Enfin, la cérémonie a rassemblé moins de dignitaires étrangers qu’à l’accoutumée, avec seulement quelques dirigeants alliés présents, témoignant d’un isolement diplomatique persistant de Moscou sur la scène internationale.