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Paris convoque l’ambassadeur américain après les propos sur la mort d’un militant d’extrême droite

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Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot annonce la convocation de l'ambassadeur américain Charles Kushner suite aux déclarations de Washington sur la mort de Quentin Deranque à Lyon, dénonçant toute instrumentalisation politique du drame.
Paris convoque l'ambassadeur américain après les propos sur la mort d’un militant d’extrême droite
L'ambassadeur des États-Unis à Paris, Charles Kushner (AP Photo/John Minchillo, File)

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé dimanche que l’ambassadeur des États-Unis à Paris, Charles Kushner, serait convoqué suite aux déclarations de l’administration américaine concernant la mort du jeune militant identitaire Quentin Deranque, à Lyon.

« Nous allons convoquer l’ambassadeur des États-Unis en France, puisque l’ambassade a fait un commentaire sur ce drame (…) qui concerne la communauté nationale », a déclaré Jean-Noël Barrot sur France Info/France Inter/Le Monde. Le ministre a ajouté : « Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame (…) à des fins politiques », soulignant que la France n’avait « aucune leçon à recevoir de l’internationale réactionnaire » en matière de violence.

L’entourage du ministre n’a pas précisé la date de cette convocation. Quentin Deranque, 23 ans, militant d’extrême droite radicale, a été battu à mort par des membres de l’ultragauche à Lyon.

Une deuxième convocation pour l’ambassadeur Charles Kushner

Il s’agit de la deuxième convocation pour l’ambassadeur américain en moins d’un an. L’été dernier, Charles Kushner avait déjà été convoqué après des critiques jugées inacceptables par Paris sur la lutte contre l’antisémitisme sous Emmanuel Macron, auxquelles l’ambassadeur n’avait pas pu assister, laissant son chargé d’affaires se rendre à la convocation.

Vendredi, l’administration Trump avait dénoncé la violence politique d’extrême gauche et appelé à traduire les responsables en justice. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, avait également commenté la mort du militant, provoquant une passe d’armes avec Emmanuel Macron, qui lui avait demandé d’« arrêter de commenter ce qui se passe chez les autres ».

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