Le président du Sénat, Gérard Larcher, a estimé ce mercredi 22 avril que la France ne dispose plus des moyens nécessaires pour amortir les chocs économiques. Réagissant sur BFMTV à l’annonce par le Premier ministre Sébastien Lecornu d’un dispositif d’accompagnement destiné aux « grands rouleurs » affectés par la hausse des prix du carburant, il a dénoncé une situation budgétaire contrainte.
Selon lui, un pays « déjà surendetté et surfiscalisé » ne peut plus faire face efficacement aux crises. Dans ce contexte, il juge les marges de manœuvre du gouvernement limitées à des mesures ciblées, excluant notamment une baisse de la TVA, comme le réclame le Rassemblement national.
Le « quoi qu’il en coûte » dans le viseur, Larcher
Gérard Larcher a également mis en cause le chef de l’État, Emmanuel Macron, qu’il tient pour responsable de la situation actuelle. Il estime que la France « paie » aujourd’hui la politique du « quoi qu’il en coûte », dénonçant l’absence de réduction de la dépense publique et de réformes structurelles de l’État au cours des deux quinquennats.
Pour le président du Sénat, ce bilan place le pays dans une forme « d’hypoxie » financière. Il a par ailleurs annoncé que la Haute Assemblée, dominée par la droite et le centre, formulera d’ici fin juin des propositions au gouvernement en vue du budget 2027.
Dans le même temps, l’exécutif prévoit une aide ciblée pour près de trois millions de travailleurs modestes fortement dépendants de leur véhicule, ainsi qu’un renforcement du soutien aux secteurs de la pêche et de l’agriculture.