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Élections à Nice : Ciotti entre alliances de droite et controverse sur sa liste

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À Nice, la liste d’Éric Ciotti mêle candidats de toutes origines politiques, tandis que le RN revendique ses résultats et que des tensions autour des conflits d’intérêts marquent la campagne.
Élections à Nice : Ciotti entre alliances de droite et controverse sur sa liste
Éric Ciotti, Député de la République française

Benoît Kandel rappelle les résultats du RN à Nice

« Il ne faut pas oublier que lors des élections européennes de 2024, nous avons fait 32 % à Nice, soit un Niçois sur trois », souligne Benoît Kandel, responsable de la section niçoise du RN. Ancien colonel de gendarmerie et ancien 1er adjoint de Christian Estrosi, il figure lui-même en position éligible sur la liste.

Selon lui, « c’est une liste sans étiquette, qui rassemble des candidats de toutes origines politiques, essentiellement des familles de la droite autour de l’alliance que j’ai fondée entre l’UDR et le RN, mais il y a aussi des personnes issues de l’UDI et Jean-Marc Governatori, qui conduisait la liste de gauche lors des dernières municipales ». Dimanche, le député niçois réunissait ses colistiers pour une photo de famille.

Le matériel de campagne d’Éric Ciotti ne mentionne aucun parti, UDR ou RN, au profit du nom de la liste : « Éric Ciotti, le meilleur est à venir ».

Controverses et divisions au sein des listes locales

La liste d’Éric Ciotti ne comprend pas Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice, à qui le candidat promettait initialement le rôle de 1er adjoint. Ce dernier s’est retiré après que le camp Estrosi a pointé un risque de conflit d’intérêts, mais reste à la tête du comité de soutien d’Éric Ciotti.

Le candidat a dû saisir la justice pour faire valider sa liste définitive, que le préfet des Alpes-Maritimes avait refusée en raison d’un possible conflit d’intérêts concernant un ex-patron local bien placé sur la liste. Le tribunal administratif a estimé que le préfet avait outrepassé ses pouvoirs.

Du côté de la gauche, la division est manifeste avec une liste Écologistes-PS-PCF et une liste LFI, laissant aux électeurs du second tour un rôle de faiseur de roi. Le camp Estrosi continue de qualifier son adversaire de « candidat de l’extrême droite », espérant que le RN exercera un effet repoussoir.

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