Invité du podcast Legend de Guillaume Pley, Bernard Arnault s’est livré pendant plus d’1h40 dans un entretien diffusé ce mercredi sur YouTube. Le président-directeur général de LVMH y est revenu sur son parcours, son enfance, sa passion pour le piano, mais aussi sur sa vision de l’économie et de la politique.
Interrogé sur les différences entre la gestion d’une entreprise et celle d’un État, le dirigeant du leader mondial du luxe a estimé qu’il s’agissait de « deux choses différentes ». Il a écarté toute perspective d’engagement politique, affirmant ne pas posséder « les qualités suffisantes et nécessaires » pour exercer une telle fonction. À 77 ans, il explique préférer son rôle d’entrepreneur, jugeant la vie politique trop marquée par les compromis et estimant ne pas avoir « la patience » requise pour assumer de telles responsabilités.
Bernard Arnault : le patron de LVMH dénonce la bureaucratie et répond à ses détracteurs
S’il dit mesurer la complexité de l’action publique, Bernard Arnault n’a pas ménagé ses critiques à l’égard des responsables politiques. Évoquant la gestion de LVMH, qu’il invite ses enfants à considérer comme une « start-up », il a dénoncé l’alourdissement des procédures administratives.
Selon lui, les gouvernements, notamment à Bruxelles, multiplient les réglementations, les rapports et les formalités administratives, au risque de freiner la compétitivité des entreprises. « La tendance (…) est d’augmenter la bureaucratie sans arrêt », a-t-il déclaré, estimant que cette accumulation de contraintes ralentit l’innovation et la croissance.
Le chef d’entreprise est également revenu sur les critiques dont il fait régulièrement l’objet. Il a regretté qu’en France, la réussite économique suscite souvent la défiance, en particulier lorsqu’elle est portée par des entreprises privées. Bernard Arnault a enfin répondu à certains de ses opposants politiques, citant notamment Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin parmi ses principaux détracteurs.