ECONOMIE

Tensions au Moyen-Orient : les marchés européens plongent, le pétrole et le gaz flambent

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Les Bourses européennes chutent après l’escalade militaire entre Washington, Israël et Téhéran. Le pétrole bondit, le gaz s’envole et les investisseurs se réfugient vers le dollar et l’or.
Tensions au Moyen-Orient : les marchés européens plongent, le pétrole et le gaz flambent
De la fumée s'élève dans le ciel après des explosions à Manama, au Bahreïn, le 28 février 2026

Les marchés financiers accusent le coup après l’opération militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, suivie de représailles de Téhéran visant plusieurs pays du Moyen-Orient. Dans ce contexte d’extrême tension, les investisseurs se détournent des actifs risqués.

À l’ouverture, les principales places européennes ont plongé. La Bourse de Paris cède 2,36 %, Francfort recule de 2,29 % et Londres abandonne 0,93 %, pénalisées par la dégradation rapide du climat géopolitique.

« L’intensification des tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions potentielles sur la stabilité régionale et les flux énergétiques » pèsent lourdement sur la tendance, souligne John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank. Même inquiétude du côté de Kat Hudson, directrice des stratégies d’investissement chez Hargreaves Lansdown, qui évoque « la hausse significative des prix du pétrole » et les « perturbations des chaînes d’approvisionnement », faisant craindre « un regain d’inflation ».

Pétrole, gaz et valeurs refuges en forte hausse sur le marchés européens

Au cœur des préoccupations : le détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures. Le trafic maritime y est fortement perturbé après que plusieurs navires ont été touchés. De grands armateurs préfèrent désormais éviter cette voie essentielle, alimentant les tensions sur l’offre énergétique.

Les prix du brut s’envolent. Vers 7h10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord progressait de 7,64 % à 78,44 dollars, après avoir brièvement dépassé les 82 dollars à l’ouverture. Le WTI nord-américain gagnait 7,18 % à 71,83 dollars.

Dans son sillage, le dollar — devise de référence des échanges pétroliers — s’appréciait de 0,74 %, à 1,1726 dollar pour un euro. L’or, valeur refuge en période d’incertitude, grimpait de 2,12 % à 5 390,74 dollars l’once.

Le gaz européen connaît également une flambée. Vers 8h00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence en Europe, bondissait de plus de 20 %, après un pic à +22 %, à 38,885 euros. Un niveau toutefois inférieur à celui observé en janvier, lors de la vague de froid qui avait fortement tendu le marché.

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