L’Europe et les États-Unis doivent renforcer leur coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle, a estimé mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette prise de position intervient après la décision américaine de limiter l’accès aux modèles les plus avancés de la société Anthropic.
S’exprimant en marge du sommet du G7 à Évian, elle a insisté sur la nécessité d’un partenariat solide. « Les États-Unis et l’UE doivent être des partenaires solides dans l’IA », a-t-elle déclaré, soulignant que l’accès sécurisé aux technologies les plus performantes est dans l’intérêt commun des citoyens et des entreprises des deux blocs.
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Dans la même dynamique, la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen, a rappelé que l’Europe « représente une opportunité économique, pas un risque pour la sécurité », appelant à une coopération renforcée sur les modèles d’IA avancés.
Par ailleurs, la Commission européenne a engagé depuis plusieurs semaines des discussions avec Anthropic concernant son modèle d’IA Mythos, qui soulève des inquiétudes en matière de cybersécurité. Une nouvelle réunion est prévue jeudi à San Francisco en présence de l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité, l’ENISA, afin de poursuivre les échanges sur ces questions sensibles.