ECONOMIE

Flambée du pétrole : les marchés européens chutent, les craintes d’inflation resurgissent

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Les Bourses européennes reculent face à la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient, ravivant les craintes d’inflation et poussant les taux obligataires à la hausse.
Flambée du pétrole : les marchés européens chutent, les craintes d’inflation resurgissent
Le gisement pétrolier de Hassi Messaoud (centre de l’Algérie), exploité par la Sonatrach

Les Bourses européennes ont terminé en net recul jeudi, au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, qui alimente une hausse continue des prix de l’énergie. Paris a perdu 1,49%, Londres 1,45%, Francfort 1,61% et Milan 1,61%.

« Aucun signe de désescalade n’est encore apparu et les prix du pétrole continuent de progresser », note Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank. Vers 14h40 GMT, le Brent de la mer du Nord gagnait 3,30% à 84,09 dollars le baril et le WTI augmentait de 4,51% à 78,03 dollars. Le gaz naturel, référence européenne, progressait également de 3,33% à 50,39 euros le mégawattheure, après une flambée de près de 60% depuis le début de la semaine.

Parallèlement, des informations sur une possible ouverture de l’Iran aux négociations, relayées par le New York Times, n’ont pas suffi à calmer les inquiétudes. « L’ampleur des craintes liées à un choc énergétique sur l’inflation européenne est manifeste », souligne Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Pétrole : Inflation et rendements obligataires en hausse

La montée des prix du pétrole et du gaz ravive les craintes d’inflation en Europe, où les pays dépendent massivement des importations d’hydrocarbures. Le spectre d’une nouvelle vague inflationniste, similaire à celle provoquée par la guerre en Ukraine en 2022, pèse sur les marchés obligataires.

Les taux d’intérêt des dettes d’État, traditionnellement refuges en période d’incertitude, ont augmenté : l’emprunt allemand à 10 ans évoluait à 2,83% contre 2,75% la veille, le français à 3,46% contre 3,35%, et l’italien à 3,53% contre 3,43%. Le rendement britannique atteignait 4,53% contre 4,44%.

« Le dollar reste la valeur refuge de prédilection face à ce conflit inédit », ajoute Kathleen Brooks. Alors que les marchés d’actions peinent à se stabiliser, le billet vert se renforce, profitant de l’indépendance énergétique relative des États-Unis et de l’usage du dollar pour les achats de pétrole brut. Vers 14h30 GMT, l’euro s’échangeait à 1,1602 dollar, en hausse de 0,27%.

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