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Sri Lanka : un ex-vice-ministre condamné à 16 ans de prison pour corruption

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La justice sri-lankaise a condamné l’ancien vice-ministre Sarana Gunawardena à 16 ans de prison pour corruption liée à des marchés publics surévalués.
Sri Lanka : un ex-vice-ministre condamné à 16 ans de prison pour corruption
Sarana Gunawardena, ancien Membre du Parlement du Sri Lanka

La justice sri-lankaise a condamné mardi Sarana Gunawardena, ancien vice-ministre des Industries pétrolières sous la présidence de Mahinda Rajapaksa (2005-2015), à seize ans d’emprisonnement pour corruption. Un tribunal de Colombo lui a infligé quatre peines de quatre ans de prison pour avoir perçu des pots-de-vin dans le cadre de marchés publics volontairement surévalués.

Selon les autorités judiciaires, les faits portent sur des contrats publics gonflés ayant généré des commissions illicites d’un montant total de 11,5 millions de roupies sri-lankaises, soit environ 115 000 dollars au taux de change de l’époque.

La lutte anticorruption au cœur des réformes face à la justice Sri-lankaise

Sarana Gunawardena devient ainsi le troisième ancien ministre de l’administration Rajapaksa à être condamné dans des affaires de malversations financières, après Mahindananda Aluthgamage et Nalin Fernando, respectivement condamnés à vingt et vingt-cinq ans de prison.

Arrivé au pouvoir en septembre 2024, le président Anura Kumara Dissanayake, premier chef de l’État issu de la gauche dans l’histoire du Sri Lanka, a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. Son gouvernement a notamment renforcé les pouvoirs d’enquête de la Commission chargée des allégations de corruption et des infractions financières (CIABOC).

La corruption est largement considérée comme l’un des facteurs ayant contribué à la grave crise économique et financière qui a secoué le pays en 2022 et provoqué la chute du président Gotabaya Rajapaksa, frère de Mahinda Rajapaksa, à la suite de plusieurs semaines de manifestations populaires.

Dans le cadre du plan de sauvetage de 2,9 milliards de dollars accordé au Sri Lanka, le Fonds monétaire international (FMI) avait également conditionné son aide à la mise en œuvre de réformes anticorruption et à un important programme de rigueur budgétaire.

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