Soixante-douze heures après le glissement de terrain aux Philippines, au moins 29 personnes sont toujours portées disparues. Parmi elles, près de cinquante travailleurs de la collecte des ordures ont été surpris par l’éboulement jeudi dernier.
Des chances de survie désormais très faibles
« Hier, notre radar spécialisé a détecté des battements de cœur à 30 mètres sous les débris, mais nous n’avons plus aucune nouvelle depuis », a déclaré le pompier Wendell Villanueva à l’AFP.
Selon lui, il est peu probable de retrouver des survivants après trois jours passés sous « des tonnes de débris et de déchets ». À ce jour, 12 victimes ont été extraites vivantes et hospitalisées.
Des opérations de secours compliquées
Samedi, les équipes de secours ont dû interrompre les recherches face au risque d’un nouvel effondrement aux Philippines, la montagne de déchets continuant de bouger. La pluie a aggravé la situation, rendant les opérations encore plus dangereuses.
Les autorités aux Philippines ont annoncé que les efforts allaient désormais se concentrer sur la récupération des corps, une décision finale qui sera validée par une cellule interinstitutionnelle.
Familles en attente et tension sur le site
À l’extérieur du site, des dizaines de proches des disparus patientaient sous des tentes. « Ce que nous voulons maintenant, c’est les retrouver, vivants ou morts, pour pouvoir nous occuper d’eux comme il se doit », confie Jezille Matabid, dont le frère Junelle est porté disparu.
Elmer Aguilar, venu aider aux recherches avec dix autres personnes, raconte avoir été refusé par les gardes de sécurité : « Nous pensions pouvoir aider à creuser, mais l’accès nous a été interdit. »
Les causes possibles de l’éboulement
Selon le maire de Cebu, Nestor Archival, un récent séisme et de fortes pluies liées à un typhon pourraient avoir déclenché l’effondrement. Joel Garganera, membre du conseil municipal, rappelle que « les déchets absorbent l’eau comme une éponge » et que l’incident était malheureusement prévisible.
Une décharge immense et non sécurisée
La décharge, exploitée par Prime Integrated Waste Solutions, traitait quotidiennement environ 1 000 tonnes de déchets municipaux. Dimanche, l’entreprise n’avait pas répondu aux sollicitations pour commenter la catastrophe.