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Échec des négociations entre Washington et Téhéran : tensions persistantes autour du nucléaire et du détroit d’Ormuz

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Washington et Téhéran quittent Islamabad sans accord malgré des discussions intensives. Désaccords sur le nucléaire et le détroit d’Ormuz maintiennent de fortes tensions.
Échec des négociations entre Washington et Téhéran : tensions persistantes autour du nucléaire et du détroit d’Ormuz
L’image illustre une forte tension géopolitique entre les États-Unis et l’Iran

Les États-Unis et l’Iran n’ont pas réussi à conclure un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, à l’issue de longues négociations menées à Islamabad. Le vice-président américain J.D. Vance a annoncé dimanche le retour de la délégation américaine, affirmant avoir présenté à Téhéran « l’offre finale la meilleure possible ».

« Nous rentrons aux États-Unis sans être parvenus à un accord », a-t-il déclaré lors d’une brève conférence de presse, évoquant un échec qu’il juge davantage préjudiciable à l’Iran qu’à Washington. Ces discussions, inédites à ce niveau depuis la Révolution islamique de 1979, se sont prolongées plus de vingt heures sans permettre de rapprocher les positions.

Selon Washington, l’absence de garanties sur le renoncement de Téhéran à l’arme nucléaire constitue le principal point de blocage. J.D. Vance a néanmoins indiqué laisser du temps à l’Iran pour examiner la proposition américaine, insistant sur la nécessité d’un engagement formel en matière nucléaire.

Désaccords persistants entre Washington et Téhéran

Du côté iranien, les autorités dénoncent des exigences américaines jugées « déraisonnables » et trop rigides. Une source proche de la délégation accuse même Washington d’avoir cherché un prétexte pour mettre fin aux discussions. Parmi les points de friction majeurs figure la question du détroit d’Ormuz, où Téhéran rejette toute idée de patrouille conjointe.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a souligné la complexité des négociations et le climat de méfiance qui les entoure, estimant qu’un accord en une seule session était irréaliste.

Dans ce contexte, les appels à maintenir le cessez-le-feu se multiplient. Le Pakistan, médiateur des discussions, exhorte les deux parties à préserver cette trêve fragile. Toutefois, l’avenir du dialogue reste incertain : Washington affirme avoir posé une offre « à prendre ou à laisser », tandis que Téhéran ne semble pas disposé, à ce stade, à engager un nouveau cycle de négociations.

Sur le terrain, les tensions demeurent vives. L’armée américaine a annoncé le passage de deux destroyers dans le détroit d’Ormuz en vue d’opérations de déminage, tandis que les Gardiens de la révolution ont menacé de réagir « avec sévérité » à toute présence militaire. De son côté, Donald Trump a déclaré ne pas accorder d’importance à l’issue des pourparlers, affirmant que les États-Unis avaient déjà « vaincu militairement » l’Iran.

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