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Guatemala : Washington prépare des frappes conjointes contre les cartels

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Le Guatemala va coopérer avec les États-Unis dans des opérations militaires contre les narcotrafiquants. Une stratégie controversée soutenue par plusieurs pays d’Amérique latine.
Guatemala : Washington prépare des frappes conjointes contre les cartels
Le président du Guatemala, Bernardo Arévalo

Le Guatemala a accepté de participer à des opérations militaires conjointes avec les États-Unis contre les narcotrafiquants opérant sur son territoire, selon des informations publiées jeudi 28 mai par le New York Times. Le quotidien américain affirme que le président du Guatemala, Bernardo Arévalo a donné son accord pour des frappes aériennes et d’autres actions militaires lors d’un échange avec le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.

Les premières opérations pourraient être lancées dès le mois prochain. Le bureau de la présidence guatémaltèque a confirmé au New York Times qu’une demande officielle de coopération bilatérale avait été adressée au ministère américain de la Défense.

Depuis plusieurs mois, États-Unis multiplient les opérations dans le Pacifique et les Caraïbes contre des embarcations soupçonnées de participer au trafic de drogue alimentant le marché américain. Mercredi encore, deux hommes ont été tués lors d’une intervention militaire, selon l’armée américaine, portant à au moins 195 le nombre total de morts recensés par l’AFP.

Cette stratégie suscite toutefois de vives critiques. Des experts ainsi que les Nations unies dénoncent des exécutions extrajudiciaires et reprochent à l’administration de Donald Trump de ne pas avoir apporté de preuves suffisantes établissant l’implication des navires ciblés dans des activités de narcotrafic. En mars dernier, le président américain avait annoncé la création d’une « coalition militaire » destinée à « éradiquer » les cartels en Amérique latine, avec le soutien d’une vingtaine de pays partenaires.

Coopération Guatemala – Washington : l’Équateur en première ligne, le Honduras dans le viseur

Déjà engagé dans une vaste offensive contre les réseaux criminels, Équateur a récemment renforcé sa coopération sécuritaire avec Washington. Le pays a lancé un plan de deux semaines contre le narcotrafic, tandis que la Cour nationale de justice équatorienne a validé l’extradition vers les États-Unis d’un membre influent du cartel « Los Choneros ».

L’Équateur reste un point de passage stratégique pour la cocaïne produite dans les pays voisins, notamment Colombie et Pérou, considérés comme les principaux producteurs mondiaux de cocaïne.

Selon les sources citées par le New York Times, le Honduras pourrait prochainement rejoindre les pays favorables à une coopération militaire avec Washington. Les États-Unis souhaitent également accentuer la pression sur le Mexique, dans un contexte de tensions persistantes à la frontière commune. L’administration américaine accuse notamment le cartel de Sinaloa d’alimenter le trafic de fentanyl vers les États-Unis, où cette drogue de synthèse est responsable de dizaines de milliers de décès par overdose ces dernières années.

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