Les discussions sécuritaires entre le Liban et Israël s’ouvrent ce vendredi 29 mai à Washington, sous l’égide de l’administration Trump, dans un climat marqué par une forte escalade militaire au Liban. Malgré le cessez-le-feu instauré le 17 avril, les affrontements et frappes israéliennes dans le sud du pays rendent la trêve largement théorique.
Ce nouveau cycle de négociations, distinct du volet politique prévu la semaine prochaine, répond à une volonté américaine de privilégier une approche technique et sécuritaire. Selon plusieurs médias américains, Washington souhaite notamment travailler avec l’armée libanaise à la mise en place d’une unité spécialisée dans le désarmement du Hezbollah.
Une proposition particulièrement sensible au Beyrouth, où une telle initiative est perçue comme un risque majeur de division au sein de l’institution militaire. De nombreux responsables considèrent qu’un affrontement direct avec le Hezbollah, mieux armé et structuré, constituerait une menace pour la stabilité nationale.
Liban-Israël : le Hezbollah et Amal rejettent toute négociation directe
Ni le Hezbollah ni son allié chiite Amal n’ont dépêché de représentants à Washington. Les deux mouvements refusent catégoriquement toute forme de négociation directe avec Israël, au moment même où l’État hébreu intensifie ses opérations militaires dans le sud du Liban.
Israël affirme agir pour empêcher des drones suicides du Hezbollah de viser le nord de son territoire. Face à cette situation, la délégation libanaise entend prioritairement réclamer un cessez-le-feu total et durable, ainsi que le retrait des forces israéliennes des zones occupées.
Pour appuyer ses demandes, Beyrouth compte également mettre en avant le lourd bilan humain et matériel des opérations israéliennes menées depuis le 2 mars, qui auraient causé plus de 3 000 morts à travers le pays.