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Nigeria : Tinubu ouvre une enquête sur le scandale d’un « faux » conseil d’investissement financé par l’État

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Au Nigeria, le président Bola Tinubu ordonne une enquête de 30 jours sur un prétendu Conseil de promotion des investissements étrangers accusé d’avoir fonctionné illégalement et bénéficié de fonds publics.
Nigeria : Tinubu ouvre une enquête sur le scandale d'un « faux » conseil d’investissement financé par l’État
Le président nigérian Bola Tinubu

Au Nigeria, le président Bola Tinubu a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête sur le scandale entourant un prétendu Conseil présidentiel de promotion des investissements étrangers (PFIPC), une structure soupçonnée d’avoir existé sans base légale entre 2024 et 2025.

Au cœur de l’affaire figure Prince Adeniyi Adeyemi, un homme qui se présentait comme le directeur de cette agence. Il est accusé d’avoir falsifié des documents officiels portant la signature du chef de cabinet du président afin de donner une existence institutionnelle à ce conseil. Selon les accusations, il aurait utilisé cette fausse mission pour obtenir des financements publics évalués à plusieurs centaines de milliers d’euros.

La présidence nigériane a exigé que les conclusions de l’enquête soient rendues dans un délai de trente jours afin d’identifier les responsables et de déterminer comment cette structure aurait pu fonctionner au sein de l’appareil d’État sans contrôle apparent.

La découverte de cette agence présumée « fantôme » soulève de nombreuses interrogations sur les mécanismes de supervision des institutions nigérianes. Le PFIPC aurait notamment disposé de locaux, recruté du personnel, ouvert des comptes bancaires et bénéficié d’un budget de fonctionnement estimé à plus de 800 000 euros en 2026.

Un suspect en fuite et une enquête parlementaire ouverte au Nigeria

Adeniyi Adeyemi, principal suspect dans cette affaire, est actuellement recherché par la police. Il rejette les accusations de falsification de documents officiels et affirme être victime d’une tentative visant à le réduire au silence.

Dans ses déclarations, il accuse Femi Gbajabiamila, chef de cabinet du président Bola Tinubu, d’avoir voulu prendre le contrôle d’une partie du budget annuel du Conseil présidentiel de promotion des investissements étrangers. Des accusations que les autorités devront examiner dans le cadre de l’enquête.

Parallèlement, le Parlement nigérian a annoncé la création d’une commission chargée d’établir les circonstances ayant permis à cette structure d’obtenir des financements publics. Le président de la commission parlementaire sur la sécurité nationale et le renseignement a dénoncé une situation constituant une « menace grave pour l’intégrité du processus budgétaire au Nigeria ».

Cette affaire met en lumière les failles potentielles dans les procédures de validation et de contrôle des organismes publics, alors que le gouvernement de Bola Tinubu cherche à renforcer la transparence dans la gestion des ressources de l’État.

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