En octobre 2025, 16 officiers du Nigeria avaient été arrêtés pour « actes d’indiscipline ». Des sources gouvernementales et militaires avaient toutefois révélé à l’AFP que ces arrestations étaient liées à un projet de renversement du pouvoir. Le major-général Samaila Uba, porte-parole de l’état-major, a précisé que les enquêtes étaient désormais terminées et que les personnes mises en cause seraient traduites devant un tribunal militaire, sans date de comparution annoncée.
Après avoir nié le complot, le président Tinubu avait procédé à un remaniement de l’état-major supérieur. Le général Christopher Musa, temporairement écarté de ses fonctions, a depuis été réintégré et nommé ministre de la Défense en décembre.
Au Nigeria, une armée sur plusieurs fronts
Le Nigeria, qui a connu de nombreux coups d’État militaires au XXe siècle, est depuis 1999 sous régime civil, malgré des défis persistants comme l’insécurité, la corruption et la pauvreté. L’armée continue de lutter contre Boko Haram et les jihadistes affiliés à l’État islamique dans le nord-est, ainsi que contre les gangs armés du nord-ouest et divers mouvements séparatistes.
Si la violence a diminué depuis un pic il y a dix ans, des attaques meurtrières contre des bases militaires se poursuivent. Des analystes avaient alerté sur un risque de recrudescence en 2025, dans un contexte où certains soldats se plaignent de salaires impayés et de conditions de travail difficiles.