Après le double séisme qui a frappé le Venezuela, la mobilisation est totale entre habitants et secouristes pour tenter de retrouver morts et survivants. À La Guaira, épicentre de la catastrophe, des dizaines d’immeubles se sont effondrés à la suite de secousses de magnitude 7,2 et 7,5 survenues le 24 juin. Le bilan est lourd : près de 2 000 morts et des dizaines de milliers de disparus, dans ce qui est présenté comme le séisme le plus meurtrier depuis plus d’un siècle dans le pays.
Sur place, des habitants prennent tous les risques pour fouiller les amas de gravats instables à la recherche de leurs proches. Aux côtés des équipes de secours, les familles s’organisent et s’entraident pour extraire des corps ensevelis. Jairo Charry témoigne de cette mobilisation désespérée : « On s’organise avec tous mes voisins pour les chercher », explique-t-il, ajoutant qu’avec la protection civile et la police, « on tente de sauver au moins les âmes de nos proches ». Il raconte avoir pu retrouver sa femme et son fils de 13 ans, tués après l’effondrement d’un pilier.
Au Venezuela, une course contre la montre malgré l’arrivée de renforts internationaux
Les opérations de secours se poursuivent sans relâche, jour et nuit. Des sauveteurs continuent d’extraire des victimes des décombres plusieurs jours après la catastrophe. Certaines dépouilles sont immédiatement identifiées par leurs proches, tandis que d’autres sont transférées à la morgue pour être formellement reconnues.
Face à l’ampleur des destructions, des équipes venues de plus de vingt pays sont venues prêter main-forte aux secours vénézuéliens. Malgré l’utilisation de chiens de recherche et de caméras thermiques, les chances de retrouver des survivants s’amenuisent fortement près d’une semaine après le séisme. Les recherches, elles, se poursuivent dans un climat d’urgence et de détresse.