Le candidat de la majorité présidentielle, Gabriel Attal, a placé l’intelligence artificielle au cœur de ses quatre « chantiers capitaux » en vue de 2027. Il défend un projet d’envergure visant à accélérer la transformation technologique de la France et de l’Europe.
Un plan massif pour l’IA et une ambition européenne, selon Gabriel Attal
Dans un entretien accordé aux Échos, le candidat de Renaissance propose un « plan France 2040 pour l’IA et l’innovation » doté de 200 milliards d’euros, financés à parts égales entre secteurs public et privé. L’objectif affiché est de faire de la France « la première puissance européenne en matière d’IA » d’ici une décennie.
Au niveau européen, il plaide pour une dynamique comparable à la politique agricole commune, mais appliquée à l’intelligence artificielle : un dispositif commun reposant sur une part du budget de l’UE et un recours à l’endettement partagé. Il insiste également sur la nécessité de former massivement les travailleurs, avec un objectif de 20 millions de salariés formés à l’IA d’ici 2030, considérant que les compétences fondamentales évoluent désormais vers la maîtrise des outils numériques et des systèmes d’IA.
Financement, productivité et transformation économique
Gabriel Attal défend par ailleurs un modèle de financement mêlant investissement public et mobilisation de l’épargne privée. Il évoque notamment une meilleure utilisation des financements européens, ainsi que des arbitrages budgétaires en faveur de l’innovation plutôt que de certaines dépenses sociales récurrentes.
Côté privé, il propose de renforcer les dispositifs de retraite par capitalisation et les plans d’épargne retraite, avec une orientation accrue de l’épargne vers l’innovation. Il avance également l’idée d’un « crédit d’impôt productivité » destiné à favoriser l’adoption de l’IA dans les entreprises, ainsi qu’une stabilité du prix de l’électricité sur dix ans pour soutenir la compétitivité.
Enfin, le candidat estime nécessaire de maintenir une stabilité fiscale et critique la trajectoire budgétaire récente, qu’il juge insuffisamment favorable à l’investissement et à la transformation économique.