L’Ukraine a été la cible d’une vaste offensive russe dans la nuit du lundi au mardi 2 juin. Selon les autorités ukrainiennes, au moins neuf personnes ont perdu la vie, dont quatre à Kiev, tandis que des dizaines d’autres ont été blessées. La capitale a été touchée par des missiles balistiques qui ont frappé plusieurs quartiers, provoquant d’importants dégâts matériels.
Le maire de Kiev, Vitali Klitchko, a confirmé la mort de quatre habitants et fait état de 51 blessés, dont trois enfants. Après les explosions, de nombreux riverains ont rejoint les abris antiaériens alors qu’un épais nuage de fumée s’élevait au-dessus de la ville.
L’armée de l’air ukrainienne affirme avoir détecté 73 missiles et 656 drones lancés par la Russie. Elle assure avoir intercepté 602 drones et 40 missiles. Dans l’est du pays, la ville de Dnipro a enregistré cinq morts et 25 blessés, tandis qu’à Kharkiv, dix personnes, dont un enfant, ont été blessées lors d’une attaque impliquant 15 drones et deux missiles.
Guerre en Ukraine : Moscou revendique ses frappes, les négociations restent dans l’impasse
De son côté, la Russie a revendiqué une « frappe massive » menée contre des installations du complexe militaro-industriel ukrainien. Moscou affirme avoir utilisé des armes de haute précision, y compris des missiles hypersoniques, dans le cadre de cette opération.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les tensions continuent de s’intensifier entre les deux pays. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a accusé le président russe Vladimir Poutine de recourir à la terreur pour compenser les difficultés rencontrées par son armée sur le terrain.
Depuis plusieurs mois, la Russie multiplie les bombardements nocturnes et diurnes, tandis que l’Ukraine intensifie également ses frappes à longue portée contre le territoire russe. En mai, Moscou a lancé plus de 8 000 drones de longue portée et plus de 200 missiles contre l’Ukraine, selon les données ukrainiennes. Malgré une brève trêve observée début mai, les espoirs de reprise des négociations se sont rapidement dissipés.
Alors que Kiev affirme avoir intercepté plus de 90 % des drones et missiles russes le mois dernier, les autorités ukrainiennes continuent d’alerter sur l’insuffisance de leurs stocks de munitions antiaériennes. Dans ce contexte, les discussions visant à mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans demeurent au point mort.