Le ministre américain des Finances a averti, jeudi 28 mai, que le sultanat d’Oman pourrait être sanctionné s’il coopérait avec l’Iran dans une initiative visant à instaurer un système de péage dans le détroit stratégique d’Ormuz. Cette mise en garde intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour de cette voie maritime essentielle au commerce mondial du pétrole.
« Le gouvernement des États-Unis ne tolérera aucune tentative visant à instaurer un système de péage dans le détroit d’Ormuz », a écrit sur X le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Il a ajouté que le Trésor américain « s’attaquera sans relâche à tout acteur impliqué – directement ou indirectement – dans la mise en place d’un péage dans le détroit », précisant que « tout partenaire complice sera sanctionné ».
Détroit d’Ormuz : déclarations controversées de Donald Trump
La veille, le président américain avait déjà suscité la polémique en plein conseil des ministres à la Maison Blanche, en évoquant la possibilité de « pulvériser » Oman, des propos qui ont semé la confusion parmi les observateurs, certains se demandant s’il ne visait pas plutôt l’Iran. Ces déclarations ont ensuite été relayées sur les réseaux sociaux par le département d’État.
Interrogé sur l’avenir du contrôle du détroit d’Ormuz, Donald Trump a rejeté toute idée de domination régionale sur ce passage stratégique, affirmant qu’il resterait « ouvert à tout le monde ». Il a insisté : « Ce sont des eaux internationales. Nous le surveillerons, mais personne ne le contrôlera. »
Dans la foulée, l’administration américaine a annoncé des sanctions contre une nouvelle entité créée par Téhéran, l’« Autorité du détroit du Golfe Persique » (PGSA), chargée selon l’Iran de percevoir des droits de navigation. Le ministère du Trésor, dirigé par Scott Bessent, a également indiqué que des individus et organisations versant un péage à l’Iran pour traverser le détroit pourraient être inscrits sur la liste noire américaine.