De passage à Madrid, la dirigeante de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado a défendu samedi sa décision controversée d’offrir symboliquement sa médaille du prix Nobel de la paix à Donald Trump. Lors d’une conférence de presse, elle a affirmé « ne pas regretter » ce geste, qu’elle qualifie de reconnaissance envers un dirigeant qu’elle estime avoir joué un rôle déterminant dans la cause vénézuélienne.
Selon elle, l’ancien président américain serait « le seul chef d’État au monde » à avoir « mis en danger la vie de citoyens de son pays pour la liberté du Venezuela », une action dont les Vénézuéliens, dit-elle, garderont la mémoire.
Coordination avec Washington et critique de ses opposants, affirme Machado
Évoquant son retour au Venezuela après son départ en exil, María Corina Machado a indiqué qu’il était préparé en coordination avec les États-Unis, qu’elle considère comme un acteur clé dans la transition politique du pays. Elle a insisté sur une approche concertée et « respectueuse » avec Washington pour accompagner ce processus.
En marge de sa visite européenne, la lauréate du Nobel a également critiqué plusieurs dirigeants latino-américains, notamment le président colombien Gustavo Petro, qu’elle accuse de freiner l’évolution politique au Venezuela. Elle a aussi fustigé la vice-présidente Delcy Rodríguez, qu’elle associe au « chaos » et à la « violence » du régime en place.