Le compte à rebours est enclenché pour Marc Brys. Le sélectionneur des Lions Indomptables, ainsi que l’ensemble de son staff, arriveront au terme de leur contrat en septembre prochain. Cette échéance vient conclure un cycle déjà marqué par un contexte institutionnel particulièrement tendu depuis la prise de fonction du technicien belge en avril 2024.
Selon les informations disponibles, l’État du Cameroun continue, pour l’heure, de respecter ses engagements contractuels envers le sélectionneur. Marc Brys perçoit régulièrement son salaire, pris en charge par les autorités publiques, et ce jusqu’à la fin officielle de son contrat prévue en septembre 2026. Malgré cette stabilité administrative apparente, son passage à la tête de la sélection nationale aura été constamment fragilisé par des tensions en coulisses.
Mandat de Marc Brys : une gouvernance sous tension entre ministère et Fécafoot
Au-delà des aspects contractuels, le mandat de Marc Brys est surtout marqué par un conflit persistant avec la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Nommé sur décision du ministère des Sports, contre l’avis de l’instance fédérale, le sélectionneur belge n’a jamais réussi à établir une relation de travail apaisée avec le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o. Entre divergences de vision et échanges indirects, les relations entre les deux hommes sont restées particulièrement froides.
La situation s’est encore tendue après la réélection de Samuel Eto’o fin novembre 2025. Fraîchement reconduit, ce dernier aurait acté le limogeage de Marc Brys, remplacé par l’entraîneur camerounais David Pagou, à quelques semaines seulement de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Une décision qui a renforcé la confusion autour de la gouvernance des Lions Indomptables.
De son côté, Marc Brys affirme ne pas avoir reçu de notification officielle du ministère des Sports, qui avait pourtant validé sa nomination initiale. Ce flou administratif entretient une zone d’incertitude sur la légitimité de son statut actuel à la tête de la sélection.
À l’approche de la fin de son contrat, cette affaire illustre une fois de plus les tensions institutionnelles qui traversent le football camerounais, où les enjeux de pouvoir semblent régulièrement prendre le pas sur la stabilité sportive.