EUROPE

Présidentielle 2027 en France : un calendrier contraint et une possible accélération politique

EUROPE
Faute de date officielle, la présidentielle 2027 devrait se tenir mi-avril selon la Constitution, avec un possible enchaînement rapide vers des législatives anticipées.
Présidentielle 2027 en France : un calendrier contraint et une possible accélération politique
Emmanuel Macron devant les ambassadeurs français réunis à l'Elysée le 8 janvier 2026 © Michel Euler

À un an de l’échéance, le calendrier précis de l’élection présidentielle de 2027 n’est pas encore officialisé. Pourtant, les règles constitutionnelles permettent déjà d’en esquisser les contours, avec une fenêtre resserrée pour le premier tour, attendu à la mi-avril.

Présidentielle 2027 : une fenêtre électorale déjà bien délimitée

En l’absence de date officielle, c’est l’article 7 de la Constitution qui fixe le cadre. Il prévoit que l’élection du président de la République doit se tenir entre vingt et trente-cinq jours avant la fin du mandat en cours.

Le second quinquennat d’Emmanuel Macron s’achevant le 14 mai 2027, le premier tour devrait donc avoir lieu entre le 9 et le 24 avril. Dans cette période, seuls deux dimanches — jours traditionnels de scrutin en France — sont envisageables : les 11 et 18 avril 2027. Par conséquent, le second tour, organisé deux semaines plus tard, pourrait se tenir le 25 avril ou le 2 mai. Cette dernière option demeure toutefois plus incertaine, en raison de sa proximité avec le week-end du 1er mai.

Le décret fixant officiellement ces dates est en cours de préparation à Matignon et devra être présenté en Conseil des ministres.

L’hypothèse d’un enchaînement rapide avec les législatives

Au-delà de la présidentielle, la séquence politique suivante se profile déjà. Dans un contexte marqué par une Assemblée nationale fragmentée depuis les législatives de 2024, le futur chef de l’État pourrait être tenté d’agir rapidement.

La dissolution de l’Assemblée nationale, rendue possible par l’article 12 de la Constitution, apparaît ainsi comme une hypothèse crédible. L’objectif serait de tenter de dégager une majorité parlementaire plus stable.

Dans ce scénario, de nouvelles élections législatives devraient être organisées entre vingt et quarante jours après la dissolution. Si celle-ci intervenait dès le 16 mai 2027, le premier tour pourrait se tenir entre le 5 et le 25 juin, probablement les 6, 13 ou 20 juin, avec un second tour organisé une semaine plus tard.

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS