La Russie a proposé l’instauration d’une trêve de 32 heures à l’occasion de la Pâque orthodoxe, s’étendant de samedi après-midi à dimanche soir. Moscou a exprimé l’espoir que l’Ukraine respecte également ce cessez-le-feu temporaire.
Kiev a accepté le principe, tout en affichant une forte réserve quant aux intentions russes. Malgré cette annonce, les hostilités se sont poursuivies dans la nuit de vendredi à samedi et au cours de la matinée.
Escalade des frappes avant la pause annoncée et enjeux diplomatiques en Ukraine
Avant l’entrée en vigueur prévue de la trêve, les deux camps ont intensifié leurs attaques par drones. En Ukraine, au moins 160 drones russes auraient été tirés, causant plusieurs victimes et des dégâts matériels importants, notamment dans les régions d’Odessa et de Soumy. De son côté, l’Ukraine a ciblé des infrastructures dans la région russe de Krasnodar et des zones sous contrôle russe dans le Donetsk, faisant également des victimes selon les autorités locales.
Dans ce contexte, Kiev réclame un cessez-le-feu durable assorti de garanties pour des négociations, refusant toute concession territoriale. Le président Volodymyr Zelensky a indiqué que l’Ukraine respecterait la trêve tout en répondant « coup pour coup » à toute violation. Cette pause temporaire intervient alors que les efforts diplomatiques, notamment sous médiation américaine, restent au point mort et que les combats se poursuivent sur le terrain.