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Carburants : une baisse imminente des prix, mais sans retour aux niveaux d’avant-crise

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Les prix des carburants devraient baisser dans les prochains jours selon Michel-Édouard Leclerc, mais la volatilité du marché et les tensions géopolitiques excluent un retour aux niveaux d’avant-crise.
Carburants : une baisse imminente des prix, mais sans retour aux niveaux d’avant-crise
Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc.

Le patron du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, anticipe une baisse prochaine des prix à la pompe, dans la lignée des annonces gouvernementales. Selon lui, les tarifs « devraient baisser » dans les prochains jours, avec un léger recul dès aujourd’hui.

Il souligne toutefois que cette baisse ne sera pas immédiate pour les consommateurs. En cause : les délais nécessaires à l’approvisionnement des stations-service. Il faut en effet compter entre trois et cinq jours, à prix du pétrole constant, pour que le carburant acheté moins cher arrive dans les cuves. D’ici là, les distributeurs doivent écouler les stocks existants, qu’ils ne peuvent vendre à perte.

Dans ce contexte, Michel-Édouard Leclerc insiste sur la forte volatilité du marché, évoquant des variations inédites pouvant atteindre 40 centimes en deux jours, voire 60 centimes en trois semaines. Une instabilité qui l’incite à la prudence, d’autant qu’il avait déjà surestimé, en mars dernier, l’ampleur d’une baisse attendue.

Des prix des carburants durablement élevés sur fond de tensions géopolitiques

Malgré cette tendance à la baisse, le dirigeant se montre pessimiste quant à un retour aux niveaux d’avant le conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël. « Je ne le sens pas », affirme-t-il, estimant que les intérêts économiques liés au pétrole jouent un rôle central dans ces tensions.

Selon lui, le marché des matières premières est devenu un terrain de spéculation pour de nombreux acteurs financiers, favorisant des gains à court terme. Il pointe ainsi les bénéficiaires de cette période agitée : États producteurs, industriels, raffineurs, transporteurs, ainsi que traders et courtiers.

En revanche, il souligne que les consommateurs français restent les grands perdants de cette situation, subissant directement les effets de cette volatilité persistante sur les prix des carburants.

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