À sept mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, le président américain Donald Trump a signé mardi un décret visant à renforcer l’encadrement du vote par correspondance. Le dirigeant républicain réaffirme ainsi une position qu’il défend depuis plusieurs années, accusant ce mode de scrutin de favoriser les fraudes, sans toutefois apporter de preuves étayées.
Estimant que cette mesure ne pourrait pas être contestée en justice, Donald Trump continue de remettre en cause un système électoral qu’il juge défavorable, sans avoir reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 face à Joe Biden. Il avait déjà pris, l’an dernier, un décret similaire visant à restreindre le vote par correspondance et à imposer davantage de contrôles sur les listes électorales, une initiative alors critiquée par plusieurs experts comme un possible dépassement des prérogatives fédérales.
Trump, un débat récurrent sur la fiabilité du vote postal
Le vote par correspondance, largement développé aux États-Unis depuis la pandémie de Covid-19, reste au cœur des divisions politiques. Les républicains l’associent régulièrement à des risques de fraude et à une perte de confiance dans les résultats électoraux, malgré l’absence de preuves solides d’irrégularités massives. Selon des données examinées par le cercle de réflexion Brookings Institution, seules 39 fraudes ont été recensées sur plus de 100 millions de bulletins sur trois décennies.
Par ailleurs, la Cour suprême américaine a récemment examiné plusieurs aspects du vote postal, notamment la validité des bulletins reçus après le jour du scrutin mais envoyés dans les délais. Sa décision, attendue d’ici la fin de sa session en juin, pourrait avoir des conséquences directes sur les élections de mi-mandat prévues en novembre 2026.