Le jeudi 30 janvier, les Nations Unies ont officialisé ce choix, présenté comme une reconnaissance du rôle actif du Royaume du Maroc dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité à l’échelle internationale. Cette nomination intervient dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions géopolitiques, un constat que le nouveau président n’a pas manqué de souligner lors de son allocution inaugurale.
Omar Hilale a alerté sur la détérioration de la situation sécuritaire mondiale, rappelant que plus de 130 conflits armés sont actuellement recensés à travers le monde, selon les données récentes du Comité international de la Croix-Rouge et de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo.
Aujourd’hui, près de 1,7 milliard de personnes vivent dans des zones touchées par des conflits armés, tandis que plus de 300 millions dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie.
Une institution centrale du dispositif onusien
Fondée en 2005 à l’initiative conjointe de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, la Commission de consolidation de la paix constitue le quatrième pilier institutionnel des Nations Unies. Véritable interface entre les principaux organes de l’ONU, elle joue un rôle consultatif essentiel en réunissant l’ensemble des acteurs concernés afin de favoriser l’instauration d’une paix durable dans les pays sortant de conflits.
À ce titre, le représentant permanent du Maroc présidera un groupe composé de 31 États membres, incluant les membres permanents du Conseil de sécurité, les principaux contributeurs financiers de l’Organisation ainsi que les pays fournissant l’essentiel des contingents militaires et policiers aux opérations de maintien de la paix.
Des priorités tournées vers l’avenir
La présidence marocaine coïncidera avec la tenue, en juin 2026, de la première « Semaine de la consolidation de la paix », instaurée par l’Assemblée générale. Cet événement visera à renforcer la sensibilisation internationale, à encourager l’échange de bonnes pratiques entre régions et à mobiliser les ressources nécessaires au fonctionnement d’une institution confrontée, depuis sa création, à des contraintes financières persistantes.
Dans son discours, Omar Hilale a affirmé que la présidence du Maroc s’appuiera sur une vision ambitieuse, mettant en avant l’expertise régionale et l’appropriation nationale comme piliers essentiels de l’action de la Commission.
Cette désignation prestigieuse vient ainsi consacrer l’engagement constant du Royaume du Maroc en faveur de la prévention des conflits, de la médiation, de la reconstruction post-conflit, ainsi que sa participation soutenue aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.