Les condamnations ont été prononcées par un tribunal de Wenzhou, dans la province du Zhejiang (est de la Chine), avec l’approbation de la Cour populaire suprême. Les accusés avaient été reconnus coupables en septembre de plusieurs chefs d’accusation, dont homicide volontaire, violences volontaires, fraude et création de casinos illégaux. La plus haute juridiction chinoise a ensuite validé les décisions judiciaires, estimant les preuves « concluantes et suffisantes » pour des faits remontant à 2015.
Parmi les exécutés figuraient des membres du « groupe criminel de la famille Ming », dont les activités auraient entraîné la mort de quatorze citoyens chinois et fait de nombreux blessés.
Des réseaux criminels implantés en Birmanie
Depuis 2021, la Birmanie est devenue un point névralgique des escroqueries en ligne, avec l’émergence de vastes complexes hébergeant des réseaux spécialisés dans les arnaques sentimentales et commerciales. Ces structures se sont développées notamment le long de la frontière poreuse avec la Thaïlande, dans le contexte de la guerre civile déclenchée par le coup d’État militaire.
Selon plusieurs experts, la majorité de ces centres seraient contrôlés par des groupes criminels chinois en alliance avec des milices birmanes. La junte au pouvoir fermerait les yeux sur ces activités, en échange du contrôle des régions frontalières assuré par ses alliés armés.
La Chine accentue la pression diplomatique
Face à l’ampleur du phénomène, la Chine intensifie sa pression sur les autorités birmanes. Pékin s’inquiète en effet du nombre croissant de ressortissants chinois impliqués dans ces réseaux criminels ou victimes de ces escroqueries, faisant de la lutte contre ces centres d’arnaques un enjeu diplomatique et sécuritaire majeur.