AFRIQUE

Présidentielle en Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra proclamé vainqueur dès le premier tour

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L’Autorité nationale des élections annonce la victoire du président sortant, Faustin-Archange Touadéra avec plus de 76 % des voix, tandis que l’opposition conteste le scrutin.
Présidentielle en Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra proclamé vainqueur dès le premier tour
Faustin-Archange Touadéra, président centrafricain

Touadéra déclaré vainqueur, l’opposition dénonce une fraude

L’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé, dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier, les résultats provisoires de l’élection présidentielle organisée le 28 décembre en République centrafricaine. Selon ces chiffres, le président sortant Faustin-Archange Touadéra est donné vainqueur dès le premier tour avec 76,15 % des suffrages exprimés. Il devance largement Anicet-Georges Dologuélé, crédité de 14,6 %, et Henri-Marie Dondra, qui recueille 3,19 % des voix. Le taux de participation est estimé à 52,42 %, dans un contexte marqué par des difficultés sécuritaires et logistiques persistantes.

Ce scrutin s’inscrivait dans un rendez-vous électoral d’ampleur, combinant présidentielle, législatives, régionales et municipales. Les résultats définitifs doivent être proclamés le 20 janvier par le Conseil constitutionnel, après l’examen d’éventuels recours. Déjà élu en 2016 puis réélu en 2020 lors d’un scrutin contesté, Faustin-Archange Touadéra est critiqué par ses opposants pour avoir fait adopter en 2023 une nouvelle Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.

Avant même l’annonce officielle des résultats provisoires, l’opposition avait dénoncé des fraudes et des irrégularités. Anicet-Georges Dologuélé a revendiqué sa victoire et qualifié le scrutin de « mascarade », malgré l’évaluation plus nuancée de certains observateurs de l’Union africaine qui ont évoqué des élections « apaisées ». Le camp présidentiel a rejeté ces accusations, les jugeant infondées et mettant en garde contre les risques de troubles. Arrivé troisième, Henri-Marie Dondra a appelé à une annulation pure et simple des scrutins, dénonçant l’incapacité de l’ANE à organiser un vote crédible. Une partie de l’opposition, qui avait boycotté le processus électoral, accuse par ailleurs les institutions électorales et judiciaires d’être sous l’influence du pouvoir en place.

Avec AFP

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