ANALYSE SPORTS

CAN 2025 au Maroc : cartons rouges, VAR et décisions controversées, l’arbitrage sous pression

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Depuis le début de la CAN 2025 au Maroc, le football africain vit un paradoxe. Les stades sont pleins, le niveau de jeu est élevé et la compétition attire l’attention bien au-delà du continent. Mais dans le même temps, l’arbitrage s’impose comme l’un des sujets les plus brûlants du tournoi. Penalties discutés, VAR contestée, cartons rouges jugés excessifs : match après match, les décisions arbitrales nourrissent la frustration des joueurs, des staffs et des supporters.
CAN 2025 au Maroc : cartons rouges, VAR et décisions controversées, l’arbitrage sous pression
Arbitrage CAN 2025 @Ouest-France

Des cartons rouges qui font basculer des rencontres

CAN 2025 : Parmi les décisions les plus critiquées figure le carton rouge infligé à un joueur malien lors du match face aux Comores. Une intervention jugée trop engagée, sanctionnée immédiatement par l’arbitre, sans réelle discussion possible. Pour de nombreux observateurs, la faute méritait un avertissement sévère, mais pas une expulsion directe. Cette décision a profondément changé le visage de la rencontre, le Mali devant évoluer en infériorité numérique pendant une grande partie du match.

Ce cas n’est pas isolé. Dans d’autres rencontres de la phase de groupes, des cartons rouges ont été sortis rapidement, parfois pour des gestes d’anti-jeu ou des fautes dites “à intensité élevée”, mais sans que le danger réel soit évident. Plusieurs sélectionneurs ont dénoncé une interprétation trop stricte du règlement, estimant que certains arbitres confondent autorité et rigidité. Résultat : des matchs déséquilibrés, et un sentiment d’injustice difficile à dissiper.

Une VAR omniprésente… mais pas toujours rassurante

La VAR devait être l’outil qui apaise les débats. Elle est devenue, paradoxalement, un facteur supplémentaire de controverse. Dans plusieurs matchs, l’arbitre a eu recours à l’assistance vidéo pour revoir des actions de main, des fautes dans la surface ou des situations de hors-jeu très limites. Le problème, selon de nombreux acteurs, n’est pas l’existence de la VAR, mais son usage inégal.

Certaines fautes entraînent une longue consultation vidéo, d’autres non, alors que les situations semblent comparables. Cette incohérence alimente la colère sur les bancs de touche. Des entraîneurs expliquent ne plus comprendre la ligne directrice : ce qui est sanctionné un jour ne l’est plus le lendemain. Pour le public, la VAR devient incompréhensible, car les images ne s’accompagnent pas toujours d’explications claires.

Des penalties qui cristallisent les tensions

Les penalties accordés ou refusés figurent aussi parmi les points les plus sensibles. Plusieurs rencontres ont été décidées sur des décisions prises après visionnage vidéo, parfois à la limite de l’interprétation. Des mains jugées involontaires ont été sifflées, tandis que d’autres, tout aussi visibles, ont été ignorées au nom de la “position naturelle du bras”.

Ces choix renforcent l’idée que l’arbitrage manque de cohérence globale. Pour les équipes éliminées ou en difficulté, il devient facile de pointer l’arbitre comme responsable direct du résultat. Même si cette vision est parfois excessive, elle traduit un malaise réel autour de la lecture des règles.

Le poids du contexte et la pression du tournoi

Arbitrer une CAN n’est jamais neutre. La pression populaire est forte, les enjeux sportifs énormes et chaque décision est disséquée sur les réseaux sociaux. Au Maroc, pays hôte, cette pression est encore plus intense. Chaque coup de sifflet impliquant une grande nation ou une équipe locale est immédiatement interprété, parfois soupçonné.

Dans ce climat, l’arbitre devient un acteur central, parfois malgré lui. Une erreur réelle ou supposée suffit à déclencher une polémique continentale. Cette situation révèle aussi les limites de la formation et de l’accompagnement des arbitres, souvent livrés à eux-mêmes face à des matchs sous haute tension.

Une CAF attendue au tournant

Face à cette accumulation de critiques, la Confédération africaine de football est clairement attendue. Plusieurs voix réclament plus de transparence : expliquer certaines décisions, assumer les erreurs quand elles existent et harmoniser l’interprétation des règles sur l’ensemble du tournoi. D’autres demandent une meilleure communication autour de la VAR, avec des critères plus lisibles pour le public.

Au-delà de la CAN 2025, c’est la crédibilité de l’arbitrage africain qui est en jeu. Le football du continent progresse, les joueurs brillent dans les grands championnats, mais l’arbitrage doit suivre le même rythme pour ne pas freiner cette dynamique.

Un enjeu majeur pour la fin de la compétition

La CAN n’est pas terminée, et les phases à élimination directe promettent encore plus de tension. Dans ces matchs couperets, une décision arbitrale peut décider du destin d’une sélection entière. Si les controverses se multiplient, elles risquent d’éclipser le spectacle sportif et de laisser un goût amer, même au terme d’un tournoi réussi sur le plan organisationnel.

Avec Affairage.ci

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