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Tariq Ramadan jugé par défaut à Paris : mandat d’arrêt et expertise médicale confirmée

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Le procès pour viols de Tariq Ramadan à Paris se poursuit sans sa présence. La cour criminelle a décidé de le juger par défaut et a délivré un mandat d’arrêt, malgré une expertise médicale confirmant la stabilité de sa sclérose en plaques.
Tariq Ramadan jugé par défaut à Paris : mandat d’arrêt et expertise médicale confirmée
L’islamologue suisse Tariq Ramadan arrive devant un tribunal suisse, en mai 2023, lors de son jugement pour viol

La cour criminelle départementale de Paris a décidé, vendredi 6 mars 2026, de juger par défaut l’islamologue Tariq Ramadan, absent depuis l’ouverture lundi de son procès pour viols. La juridiction a également délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

À l’énoncé de cette décision par la présidente de la cour, Corinne Goetzmann, les avocats de l’accusé ont quitté la salle d’audience en signe de protestation.

Affaire Ramadan, l’expertise médicale conteste l’existence d’une poussée de sclérose

Le procès du prédicateur de 63 ans s’est ouvert le lundi 2 mars à Paris. Toutefois, l’accusé ne s’est pas présenté devant la justice, ayant été hospitalisé deux jours plus tôt à Genève, en Suisse. Selon ses avocats, cette hospitalisation serait liée à une « poussée » de sclérose en plaques.

La défense avait transmis un courrier médical indiquant que leur client était « vidé de son énergie vitale » et recommandant une période de repos d’une semaine à dix jours avant toute comparution.

Face à ces éléments, la présidente de la cour a ordonné une expertise médicale sur pièces confiée à deux neurologues afin d’évaluer l’état de santé de l’islamologue et déterminer s’il convenait de reporter le procès. Dans leur rapport, lu à l’audience, les experts concluent toutefois à une « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre Tariq Ramadan depuis plusieurs années, sans signe de poussée récente.

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