Placée sous sanctions internationales et suspectée d’arborer un faux pavillon, l’embarcation a été interceptée avec le concours de plusieurs pays alliés. Le navire a été dérouté et une enquête judiciaire a été ouverte, a précisé le président de la République.
Une opération menée en haute mer avec des alliés
Dans un communiqué, la préfecture maritime de Méditerranée indique que l’opération s’est déroulée en haute mer, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, en coopération notamment avec le Royaume-Uni. Le navire concerné est le pétrolier-cargo Grinch, en provenance de Mourmansk, port arctique situé en mer de Barents.
L’intervention visait à vérifier la nationalité réelle du bâtiment. L’examen des documents de bord a confirmé des doutes sur la régularité du pavillon arboré, ce qui a conduit à un signalement au procureur de Marseille. Le pétrolier est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications.
La lutte contre la « flotte fantôme » russe
Pour Emmanuel Macron, cette action, menée dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, illustre la détermination de la France à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions contre la flotte fantôme russe, dont les activités contribuent au financement du conflit en Ukraine.
Le navire apparaît sous le nom de Grinch sur la liste britannique des bâtiments sanctionnés, mais sous le nom de Carl sur les listes de l’Union européenne et des États-Unis. Selon le site MarineTraffic, il se dirigeait vers l’est au moment de son arraisonnement, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), sous pavillon des Comores.