Pour cette soirée spéciale, le musicien a choisi une salle intimiste plutôt qu’un stade. « Une petite salle permet un rapport direct et sincère avec le public », explique le septuagénaire, qui apprécie également la proximité entre musiciens sur scène. Le programme a été testé en novembre dernier en Martinique, dans les Jardins de l’Appaloosa, où il a pu ajuster ses morceaux en fonction des réactions du public.
Un répertoire 100 % personnel
Pour cette célébration, Jean-Claude Naimro interprétera uniquement ses propres compositions, malgré ses nombreuses collaborations. Parmi ses titres phares figurent « Kolé Séré », devenu un succès grâce au duo avec Jocelyne Béroard et Philippe Lavil, et « En Mouvmen », intégré à la discographie de Kassav’ et récemment remixé avec le chanteur antillais de reggae Straika D. « Il est important de réussir autant en studio que sur scène », précise le pianiste formé au classique.
L’Antillais de l’équipe nationale du makossa
Arrivé en métropole en 1969, Jean-Claude Naimro a accompagné des artistes français comme Eddy Mitchell et Michel Fugain, mais c’est avec les artistes africains qu’il a laissé une empreinte durable. Sa liste de collaborations comprend notamment Sam Fan Thomas, Ben Decca, Manu Dibango, ou encore Dina Bell et Moni Bile. Aux côtés d’Aladji Touré et Toto Guillaume, il devient membre de l’« équipe nationale du makossa », un collectif de musiciens reconnus pour leur rôle dans la popularisation de ce genre.
Son jeu de clavier unique, capable de s’adapter aux rythmes africains et aux multiples pistes de guitare, lui a valu de nombreuses sollicitations et une réputation solide sur le continent. Jean-Claude Naimro souligne toutefois qu’il n’y a jamais eu de dimension militante dans ses collaborations : « Je me contentais d’être pianiste », assure-t-il. Son sens du dialogue musical sera au cœur de la fête au Cabaret sauvage, un rendez-vous attendu par tous ses fans.