Invité sur le plateau de France 3, le député et candidat LFI à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, a affirmé avoir « lutté contre l’OAS à l’Assemblée nationale », lors d’une interview consacrée aux prochaines municipales.
Le présentateur de France 3 a rappelé à l’antenne les affaires judiciaires en cours du candidat, qui sera jugé en juin prochain par le tribunal correctionnel de Marseille pour « recel de biens provenant d’un vol », « divulgation d’informations personnelles exposant un risque direct pour la personne » et « atteinte au secret des correspondances ».
Ces procédures font suite à des événements survenus en septembre 2024, au cours d’un conflit social impliquant une société privée de nettoyage du métro et de la gare Saint-Charles, où Sébastien Delogu avait apporté son soutien aux grévistes.
Entre défense de son engagement et polémique sur l’OAS à France 3
Face aux accusations, Sébastien Delogu s’est présenté comme un « lanceur d’alerte » et a assumé ses actions passées : « S’il faut se prendre des sanctions, comme quand j’ai brandi le drapeau palestinien, ou que je me suis battu contre l’OAS à l’Assemblée nationale… je les assume et je prends ça comme une médaille ».
Son entourage précise que cette référence à l’OAS renvoie à un incident de 2023 avec la députée LR Michèle Tabarot, dont le père, Robert Tabarot, avait été dirigeant de l’organisation. À l’époque, le député avait été sanctionné pour avoir crié « raciste » à l’Assemblée et avait accusé la famille Tabarot d’avoir « colonisé l’Algérie ».
Un contexte qui avait également été évoqué par la députée écologiste Sandrine Rousseau, qui a raconté avoir fait face à « la présence, qui se voulait intimidante, de l’OAS » lors de certaines conférences.