Le Vietnam a annoncé la libération prochaine d’environ 9.950 détenus, dont des ressortissants étrangers, dans le cadre d’une vaste amnistie prévue début juin. Cette décision, rendue publique samedi, s’inscrit dans la tradition du pays communiste qui accorde régulièrement des grâces à l’occasion d’événements politiques majeurs.
Selon un document signé par le secrétaire général du Parti communiste vietnamien et président de l’État, To Lam, cette mesure vise à célébrer « le succès du Congrès du Parti communiste » ainsi que les récentes élections législatives. Ces scrutins, organisés en mars, ont renouvelé l’Assemblée nationale, instance chargée essentiellement d’entériner les décisions du parti au pouvoir.
Au Vietnam, des étrangers parmi les bénéficiaires et un dispositif d’exclusion strict
Parmi les personnes concernées figurent 63 détenus étrangers, dont 56 hommes et 7 femmes de nationalités non précisées, selon le vice-ministre de la Sécurité publique, Le Van Tuyen. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur leur identité ou les infractions commises.
Cette amnistie exclut toutefois les condamnés pour des crimes jugés sensibles par les autorités, notamment les tentatives de renversement du gouvernement ou les actes de terrorisme. Le Vietnam, qui comptait plus de 190.000 détenus selon des estimations officielles antérieures, a déjà procédé à plusieurs vagues de libérations anticipées, dont plus de 22.000 prisonniers en 2024, un record lié aux grandes commémorations nationales.