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Le Venezuela réclame la libération immédiate de Maduro

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Au Venezuela, le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil Pinto, demande devant l’ONU la libération de Nicolas Maduro et de son épouse, tout en annonçant l’ouverture d’un canal diplomatique avec Washington pour résoudre les tensions de manière pacifique.
Le Venezuela réclame la libération immédiate de Maduro
Nicolas Maduro, ex-président du Venezuela

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil Pinto, a lancé lundi une demande solennelle devant le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU) à Genève : la libération immédiate de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, détenus aux États‑Unis depuis plus d’un mois après une opération américaine.

Le chef de la diplomatie a qualifié leur détention d’arbitraire et illégale, affirmant que l’action militaire menée le 3 janvier a causé la mort de plus de cent personnes et violé la souveraineté du Venezuela. Selon lui, Maduro reste le président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela, et sa détention par Washington constitue une violation du droit international et des droits humains : « Nous demandons la libération immédiate par le gouvernement des États‑Unis », a‑t‑il insisté.

Maduro, qui a dirigé le pays de manière autoritaire de mars 2013 à janvier 2026, a été transféré aux États‑Unis où il comparaît pour la première fois devant la justice le 5 janvier, plaidant non coupable aux accusations de trafic de drogue et se qualifiant lui‑même de « prisonnier de guerre ».

Ouverture d’un canal diplomatique malgré les tensions au Venezuela

Malgré l’accusation de « puissance nucléaire » et l’ampleur de l’opération américaine, le ministre Gil a souligné que le Venezuela avait choisi d’ouvrir un canal diplomatique avec Washington pour tenter de résoudre pacifiquement leurs différends. Il a affirmé que cette démarche vise à privilégier le dialogue, la paix, la souveraineté et la coopération internationale fondée sur l’égalité juridique des États, sans renier les principes vénézuéliens et dans l’espoir d’une réconciliation intérieure, tout en maintenant les revendications de justice.

Sur le plan intérieur, l’administration intérimaire de Delcy Rodríguez — ancienne vice‑présidente de Maduro depuis 2018 — poursuit une politique de libérations et de réformes, notamment via une loi d’amnistie récemment adoptée qui tente de favoriser la réconciliation nationale.

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