Dans la nuit de samedi à dimanche 8 mars, l’ambassade des États-Unis à Oslo a été touchée par une explosion qui n’a fait aucune victime, mais a causé des « dégâts matériels mineurs », selon la police norvégienne. Les autorités envisagent la piste d’un acte terroriste et recherchent un ou plusieurs auteurs.
Frode Larsen, chef de l’unité conjointe d’enquête et de renseignement de la police, a précisé à la chaîne publique NRK que « l’une des hypothèses est un acte terroriste, mais nous devons rester ouverts à d’autres causes possibles ». L’explosion a touché l’entrée de la section consulaire vers 01h00 locale (00h00 GMT), laissant éclats de verre, fissures et traces noires visibles sur la porte et au sol.
Oslo, déploiement massif des forces de sécurité et contexte international
Les enquêteurs ont examiné les lieux toute la nuit, utilisant chiens, drones et hélicoptères pour rechercher d’éventuels auteurs. Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a qualifié l’incident d’« inacceptable » et indiqué que l’affaire est suivie par la police et les services de sécurité intérieure (PST). Le niveau de menace reste fixé à trois sur cinq depuis novembre 2024.
Des témoins ont décrit des explosions puissantes et une forte présence policière sur place. L’alerte autour des ambassades américaines s’est accrue au Moyen-Orient après l’offensive conjointe lancée avec Israël contre l’Iran le 28 février, certaines missions diplomatiques ayant déjà été visées par des attaques.