Reconnu coupable en septembre d’avoir dirigé une « organisation criminelle » destinée à le maintenir au pouvoir après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva en 2022, Bolsonaro aurait tenté de briser son bracelet électronique.
D’après le juge Alexandre de Moraes, il espérait profiter d’un rassemblement de ses partisans programmé samedi soir près de son domicile pour prendre la fuite. Le magistrat évoque un « risque élevé de fuite ».
Exécution du mandat de la Cour suprême
La police fédérale a confirmé l’exécution d’un mandat de détention provisoire ordonné par la Cour suprême. Selon une source judiciaire, cette mesure est motivée notamment par l’appel à un rassemblement organisé par les partisans de Bolsonaro devant sa résidence et par des risques « pour autrui et pour le détenu lui-même ».
La Cour suprême avait rejeté la semaine précédente l’appel déposé par Bolsonaro contre sa condamnation. Sa défense dispose encore de quelques recours, mais a déjà demandé son maintien en résidence surveillée, invoquant son état de santé.
Une santé fragile mise en avant par la défense
Selon ses avocats, Bolsonaro est « profondément affaibli » et une incarcération représenterait un « risque pour sa vie ». L’ancien président souffre encore des séquelles de l’attaque au couteau de 2018, a été diagnostiqué d’un cancer de la peau en septembre et serait sujet à de violentes crises de hoquet. Sa défense plaide pour qu’il purge sa peine à domicile, au nom de considérations « humanitaires ».
Le projet de coup d’État et les premières condamnations
Le parquet estime que le projet de coup d’État élaboré par le camp Bolsonaro a échoué en raison du manque de soutien des hauts gradés militaires. Le plan prévoyait notamment l’assassinat de Lula, de son vice-président Geraldo Alckmin et du juge Alexandre de Moraes.
Mardi, la Cour suprême a condamné trois militaires et un policier à plus de vingt ans de prison pour avoir planifié ce triple assassinat dans le cadre de l’opération « Poignard vert et jaune », du nom des couleurs du Brésil.