Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans le contrôle routier. Depuis le 1er août 2026, un système de vidéo-verbalisation est opérationnel à Ouagadougou pour sanctionner automatiquement plusieurs infractions au code de la route. Les premiers résultats témoignent déjà d’une activité importante.
Au Burkina Faso, une première journée marquée par plus de 1 000 infractions
Quelques heures seulement après son déploiement, le nouveau dispositif de vidéo-verbalisation avait déjà recensé plus de 1 000 infractions dans la capitale burkinabè. Les caméras installées par le ministère de la Sécurité ciblent notamment le non-respect des feux de signalisation, les excès de vitesse et l’utilisation du téléphone portable au volant.
Les conducteurs identifiés reçoivent une notification sur leur téléphone. Ils doivent ensuite régler leur contravention via Faso Arzeka, la plateforme de paiement numérique de l’administration publique. À la mi-journée du lancement, cinq contrevenants avaient déjà effectué leur paiement.
Le gouvernement veut renforcer la sécurité routière
Les autorités assurent que cette initiative poursuit avant tout un objectif de prévention. Selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, la vidéo-verbalisation doit encourager les automobilistes à adopter un comportement plus responsable sur les routes.
Le ministère rappelle que plus de 11 000 accidents de la circulation ont été enregistrés au cours du premier semestre 2026. Ces accidents ont causé près de 650 décès et environ 9 000 blessés. Pour Mahamadou Sana, les sanctions financières pourraient contribuer à réduire les comportements dangereux au volant.
En parallèle, une campagne de sensibilisation a été lancée sur la page Facebook du ministère. Des vidéos d’accidents y sont diffusées afin de rappeler les règles de circulation, notamment les limitations de vitesse fixées à 50 km/h en agglomération et 90 km/h hors agglomération. Les amendes prévues pour les excès de vitesse varient entre 6 000 et 12 000 francs CFA.
Un déploiement progressif dans tout le pays
Le gouvernement prévoit désormais d’accélérer le développement de ce système. D’ici 2027, le nombre de dispositifs de vidéo-verbalisation à Ouagadougou devrait être multiplié par trois ou quatre avant une extension progressive aux autres villes du Burkina Faso.
Les autorités annoncent également la création prochaine d’une brigade de recherche et d’investigation. Sa mission sera d’identifier les conducteurs qui tenteraient d’échapper aux sanctions prévues par le nouveau dispositif.