L’Afrique occupe une place centrale dans l’avenir de l’Église anglicane. C’est dans ce contexte que Sarah Mullally débute, ce vendredi 31 juillet, une visite officielle de cinq jours au Cameroun. Ce déplacement intervient alors que son autorité reste contestée par plusieurs provinces anglicanes africaines.
Un déplacement marqué par un message de réconciliation
Après une première étape au Ghana, où elle est arrivée dimanche, Sarah Mullally poursuit sa tournée africaine avec une visite au Cameroun. Il s’agit de son premier voyage sur le continent depuis son intronisation.
Son programme prévoit des étapes à Yaoundé, Douala, Buéa et Limbé. Les deux dernières villes se trouvent dans la région anglophone du Sud-Ouest, touchée depuis une décennie par les affrontements entre groupes séparatistes, forces gouvernementales et plusieurs groupes armés.
À travers cette visite, la cheffe spirituelle de l’Église anglicane souhaite porter un message de paix et encourager la réconciliation. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité de la visite du pape Léon XIV à Bamenda en avril dernier.
Une tournée africaine aux enjeux religieux majeurs
Au Ghana, Sarah Mullally a notamment mis en avant les questions liées aux droits des jeunes filles et des femmes. Elle s’est également rendue sur des sites de mémoire de l’esclavage, des thèmes qui résonnent bien au-delà des frontières ghanéennes.
Cette tournée est suivie avec attention par les différentes Églises anglicanes africaines. Depuis sa nomination en octobre par le roi Charles III, plusieurs d’entre elles contestent son autorité, ce qui confère à ce déplacement une portée particulière.
L’Afrique, un acteur incontournable pour l’Église anglicane
Le continent africain représente un enjeu stratégique pour la Communion anglicane. Avec près de 100 millions de fidèles, il rassemble plus de 75 % des anglicans dans le monde.
Cependant, des divergences profondes persistent. Plusieurs provinces refusent de reconnaître l’autorité de Sarah Mullally. Elles s’opposent notamment à la bénédiction des unions entre personnes de même sexe ainsi qu’à l’ordination de femmes comme prêtres ou évêques.
Parmi les provinces concernées figurent celles du Nigeria, du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya et du Soudan du Sud, qui comptent parmi les plus importantes de la Communion anglicane.