Depuis plusieurs jours, des rumeurs récurrentes concernant l’état de santé de Guillaume Soro refont surface dans l’espace public. Selon ses partisans, ces informations relèveraient d’une stratégie visant à semer le doute au sein des militants de Générations et peuples solidaires (GPS) et à fragiliser l’image de leur leader.
Faute de parvenir, selon eux, à affaiblir politiquement l’ancien président de l’Assemblée nationale, certaines officines présentées comme proches du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) chercheraient désormais à déstabiliser ses partisans en alimentant des spéculations autour de sa santé.
Depuis sa rupture avec le camp du président Alassane Ouattara, la pression politique autour du leader de GPS s’est intensifiée. Une situation qui, selon ses proches, s’est accentuée ces dernières semaines, notamment depuis son retour sur le continent africain en novembre 2023 après plusieurs années d’exil. À cette occasion, l’ancien Premier ministre avait annoncé publiquement sa décision de mettre fin à son exil, affirmant ne vouloir ni vivre en fugitif ni rester éloigné de sa terre natale.
Santé de Guillaume Soro : des démentis répétés face aux spéculations
Quelques semaines après cette réapparition, l’opinion publique apprend qu’un contact a été renoué entre Guillaume Soro et le président Alassane Ouattara. L’ancien chef du Parlement avait alors appelé le chef de l’État pour le remercier de la grâce accordée à plusieurs prisonniers politiques, dont certains de ses proches.
Cependant, ce geste d’apaisement a rapidement été interprété par certaines sources comme une démarche visant à solliciter l’aide du chef de l’État pour des raisons médicales. Des rumeurs évoquant un supposé cancer dont souffrirait le leader de GPS ont alors circulé. Des allégations que l’intéressé a à plusieurs reprises démenties.
Lors d’un échange avec les militants de son mouvement le 31 décembre 2024, Guillaume Soro s’était voulu rassurant sur son état de santé. Il avait affirmé se porter « très bien », expliquant que sa période d’exil lui avait notamment permis de se consacrer davantage à lui-même et à sa santé. « Rassurez-vous, je vais bien », avait-il assuré, allant jusqu’à se dire prêt à se soumettre à des examens médicaux pour lever toute ambiguïté.
Malgré ces déclarations, les rumeurs continuent de circuler. Une situation que les militants de GPS interprètent comme une campagne de désinformation visant à fragiliser la base du mouvement. Pour Ibrahim Doumbia, membre de la Commission d’orientation et de coordination (COC) de GPS, ces tentatives ne produiraient toutefois pas l’effet escompté.
Selon lui, évoquer l’état de santé du leader de son mouvement relèverait d’une stratégie destinée à déstabiliser les militants, mais qui renforcerait au contraire leur détermination. « Nul être humain n’est à l’abri de la maladie, mais le leader se porte à merveille », affirme-t-il, reprenant une formule déjà utilisée par Guillaume Soro lui-même : « N’est pas souffreteux celui que l’on croit. »