AFRIQUE

Présidentielle en Ouganda : Museveni largement en tête

AFRIQUE
Les premières tendances de l’élection présidentielle ougandaise confirment une avance écrasante du président sortant, Yoweri Museveni. D’après une nouvelle vague de résultats provisoires publiée par la Commission électorale, le chef de l’État devance très largement ses concurrents. Une dynamique contestée par l’opposant Bobi Wine, qui dénonce un scrutin entaché de graves irrégularités.
Présidentielle en Ouganda : Museveni largement en tête
Museveni Yoweri, président de l'Ouganda

Plus de 76 % des voix pour le président sortant

Avec près de la moitié des bureaux de vote déjà dépouillés, Yoweri Museveni recueille plus des trois quarts des suffrages exprimés. Les chiffres officiels indiquent qu’environ 45 % des procès-verbaux ont été transmis, attribuant au candidat au pouvoir plus de 76 % des voix. Une avance confortable qui le place en position de favori pour un nouveau mandat à la tête du pays.

Bobi Wine distancé, les autres candidats marginalisés

Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi Ssentamu, dit Bobi Wine, obtient un peu moins de 20 % des suffrages. Les autres candidats engagés dans la course présidentielle restent loin derrière, avec des scores compris entre moins de 1 % et un peu plus de 2 %, selon les données communiquées par l’organe électoral.

Une participation faible et des votes invalidés notables

Les résultats provisoires font également état d’une participation relativement modeste. Sur plus de 21 millions d’électeurs inscrits, un peu plus de cinq millions de bulletins ont été comptabilisés à ce stade, soit un taux de participation avoisinant les 25 %. Les bulletins invalidés représentent un peu plus de 2 % du total, un niveau jugé significatif par plusieurs observateurs compte tenu du contexte tendu du scrutin.

L’opposition dénonce des fraudes et des entraves au vote

Dès la journée électorale, Bobi Wine a remis en cause la crédibilité du processus. Le leader de la Plateforme de l’unité nationale (NUP) affirme que le scrutin a été marqué par des bourrages d’urnes à grande échelle, des arrestations ciblant des responsables de l’opposition et des entraves au travail des agents électoraux et des superviseurs. Il évoque aussi des pannes des dispositifs biométriques de vérification des électeurs dans plusieurs circonscriptions.

Un scrutin sous haute surveillance sécuritaire

L’élection s’est déroulée dans un climat sécuritaire particulièrement strict. Des coupures d’internet ont été signalées dans plusieurs régions, compliquant la circulation de l’information et la communication des partis politiques. Des restrictions imposées aux médias ainsi qu’un déploiement massif des forces de sécurité ont également été observés. Pour l’opposition, ces mesures viseraient à étouffer toute contestation.

Des résultats encore provisoires, suivis de près à l’international

Face aux accusations, la Commission électorale rappelle que les résultats publiés demeurent provisoires et seront actualisés à mesure que les bureaux de vote transmettront leurs données. Elle appelle les acteurs politiques à la retenue. Cette élection présidentielle, qui oppose plusieurs figures politiques nationales, est suivie avec une attention particulière par les partenaires internationaux de l’Ouganda.

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS