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Présidentielle au Congo : 07 candidats validés, la gouvernance au cœur des débats

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La Cour constitutionnelle du Congo valide sept candidatures pour l’élection présidentielle du 15 mars. L’opposition met la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance au centre de la campagne, tandis que le président sortant Denis Sassou Nguesso mise sur stabilité et paix.
Présidentielle au Congo : 07 candidats validés, la gouvernance au cœur des débats
Denis Sassou-Nguesso, Président de la République du Congo

La Cour constitutionnelle du Congo valide les candidatures

Alors que l’opposition se mobilise sur la gouvernance et la lutte contre la corruption, la Cour constitutionnelle du Congo a validé à Brazzaville sept candidatures pour l’élection présidentielle du 15 mars. Après examen des pièces administratives et du rapport du collège médical, le président sortant Denis Sassou Nguesso et six autres candidats, mêlant figures connues et nouveaux venus, sont officiellement en course.

Le dépôt des candidatures avait été clôturé le 12 février par la Direction générale des affaires électorales. Outre le chef de l’État, figurent Joseph Kignoumbi Kia Mboungou (La Chaîne), Anguios Nganguia Engambé (Parti pour l’Action de la République), Uphrem Dave Mafoula, qui se représente après 2021, ainsi que trois nouveaux candidats : Vivien Romain Manangou, Mélaine Destin Gavet Elengo (Mouvement Républicain) et Zinga Mabio Mavoungou. La campagne officielle doit s’ouvrir le 28 février et se clôturer le 13 mars, deux jours avant le scrutin.

Gouvernance et lutte contre la corruption au cœur du débat

L’opposition a déjà fait de la lutte contre la corruption et de l’indépendance de la justice ses priorités. Mélaine Destin Gavet Elengo plaide pour une justice détachée de l’exécutif, tandis que Dave Mafoula dénonce la persistance de la corruption qui affaiblit les institutions et creuse les inégalités. Ces critiques sont renforcées par l’indice 2025 de Transparency International, qui place la République du Congo au 153e rang sur 182 pays pour la perception de la corruption.

Le président sortant, lui, mise sur la stabilité et la paix, appelant au respect des règles démocratiques et au fair-play. Deux grands partis d’opposition, UPADS et UDH-Yuki, n’ont pas présenté de candidats, ce qui pourrait profiter aux candidats présents et renforcer la position du chef de l’État. À quelques semaines du scrutin, les débats s’annoncent centrés sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la continuité politique.

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