Prévention de la désinformation et de la violence
Selon la Commission des communications ougandaise, cette coupure est « nécessaire pour limiter la propagation rapide de la désinformation en ligne, prévenir la fraude électorale et les risques associés, ainsi que pour empêcher l’incitation à la violence ». Le document a été adressé aux fournisseurs d’accès à Internet.
Un précédent lors de la présidentielle de 2021
Cette mesure rappelle la présidentielle de 2021, également marquée par un blocage d’Internet. À l’époque, le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quarante ans, avait été réélu. Son principal adversaire, Bobi Wine, avait dénoncé une « mascarade » électorale ayant provoqué plusieurs dizaines de morts.
Silence officiel du gouvernement
Le gouvernement ougandais n’a fourni aucun commentaire officiel concernant cette nouvelle interruption, malgré les annonces répétées affirmant que le réseau ne serait pas bloqué pendant l’élection. Le 5 juillet, l’exécutif avait publié un message sur X déclarant que « les allégations contraires sont fausses, trompeuses et visent à semer peur et tension inutilement parmi la population ».
Restrictions sur les solutions alternatives
En décembre, l’Ouganda avait également annoncé des restrictions sur l’importation de récepteurs Internet par satellite, comme Starlink, qui auraient permis de contourner une coupure nationale.
Risque d’un scénario à la tanzanienne
La crainte grandit d’un scénario similaire à celui de la Tanzanie voisine, où Internet avait été interrompu pendant plusieurs jours à partir du 29 octobre lors d’élections jugées frauduleuses par des observateurs internationaux. Les manifestations anti-gouvernementales y avaient été sévèrement réprimées, faisant plus de 2000 morts selon l’opposition.
Alerte internationale
Le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a dénoncé vendredi que les élections ougandaises de jeudi se dérouleront « dans un climat de répression et d’intimidation généralisées ».