Le journal français Le Monde, dans son édition du 13 février 2026, affirme que Madame Nina Keita, nièce du président Alassane Ouattara et Directrice générale adjointe de la GESTOCI, apparaît à 300 reprises dans les trois millions de documents rendus publics le 30 janvier 2026 par le président américain Donald Trump par le biais de la justice des États-Unis. Ces documents concernent le financier américain Jeffrey Epstein, au cœur d’un vaste scandale international.
Selon le quotidien français, Nina Keita aurait servi d’intermédiaire pour Jeffrey Epstein en Afrique et en Europe. Depuis la publication de ces éléments, plusieurs pays ont enregistré des démissions de personnalités citées dans ce dossier, présenté comme un réseau international mêlant proxénétisme, exploitation de mineurs, blanchiment d’argent et chantage.
Le FPI dénonce le silence du parquet concernant Nina Keita
Face à des accusations qualifiées de « gravissimes et infâmantes », le Front populaire ivoirien (FPI) critique l’absence de réaction du Procureur de la République. Le parti estime que des victimes mineures pourraient se trouver sur le territoire ivoirien et rappelle que leur protection relève de la responsabilité de l’État.
Le FPI appelle ainsi à l’ouverture d’une enquête judiciaire en Côte d’Ivoire, dans le respect strict de la présomption d’innocence et des droits des victimes, afin de faire toute la lumière sur cette affaire aux implications politico-judiciaires et à fort impact sur l’image internationale du pays.
Une demande de suspension à titre conservatoire
Souhaitant préserver l’indépendance et la crédibilité de la justice, le FPI préconise également une mesure conservatoire : la suspension de Madame Nina Keita de toute fonction publique. Une telle décision, selon le parti, permettrait d’écarter toute suspicion d’ingérence politique dans le traitement du dossier.
Enfin, le FPI avertit que l’inaction des autorités judiciaires pourrait être interprétée par l’opinion comme une forme de complaisance face aux faits allégués.