Au Mali, l’exploitation est prévue à ciel ouvert, avec une production annuelle estimée à environ 162 000 onces d’or sur une durée de vie légèrement supérieure à neuf ans. Le démarrage des travaux reste toutefois conditionné à la mobilisation d’un financement de plus de 200 millions de dollars et à l’achèvement des procédures techniques et environnementales.
Un projet validé après plusieurs années de procédures
Le décret met un terme à un long processus de préparation, marqué par des évaluations techniques, des études d’impact environnemental et des démarches réglementaires. Il autorise notamment le transfert du permis d’exploitation à une entité de droit malien, une exigence introduite par la réforme du cadre légal minier adoptée en 2023 afin de renforcer l’encadrement et la sécurisation des projets extractifs. Les autorités ont rappelé que l’octroi du permis demeure subordonné au respect des dispositions légales et des normes environnementales en vigueur. Selon les promoteurs, le calendrier prévoit un lancement des travaux à l’horizon 2026, sous réserve de la disponibilité des financements nécessaires.
Données techniques, participation de l’État et retombées attendues
Le plan d’exploitation prévoit une mine à ciel ouvert dont la production annuelle est évaluée à près de 162 000 onces d’or, soit environ 4,5 tonnes par an. La durée d’exploitation projetée, d’un peu plus de neuf ans, sert de base aux prévisions de production et de revenus. Conformément aux accords conclus avec l’État malien, une participation publique pouvant atteindre 35 % du capital est prévue, incluant une part gratuite au titre des intérêts nationaux. Les promoteurs estiment que le projet contribuera aux recettes publiques et à l’économie locale à travers les impôts, la création d’emplois et les contrats avec des entreprises locales, des retombées qui ne se matérialiseront toutefois qu’après la sécurisation du financement et le lancement effectif des travaux.