Alors que le Mali pansait encore les plaies des attaques simultanées menées samedi contre plusieurs positions militaires stratégiques, la France a choisi de répondre publiquement aux accusations circulant sur les réseaux sociaux. Dans un message publié ce dimanche 26 avril 2026 sur X, l’ambassade de France en Afrique du Sud, au Lesotho et au Malawi a fermement démenti toute implication de Paris dans ces offensives, dénonçant des allégations « infondées » relayées par certains internautes.
Paris rappelle son engagement militaire et ses pertes au Mali
Réagissant à un internaute qui accusait la France de soutenir les groupes armés responsables des violences de la veille, la représentation diplomatique française a tenu à rappeler le rôle historique de Paris dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Elle souligne que la France a combattu durant près de dix ans les organisations jihadistes dans le pays, perdu 58 soldats et mobilisé d’importantes ressources financières et logistiques avant de quitter le pays à la demande des autorités de Bamako.
Par ce rappel, la diplomatie française entend visiblement contrer la montée d’un discours anti-français persistant dans la région sahélienne depuis le retrait de l’opération Barkhane et la dégradation continue des relations entre Bamako et Paris. Le ton du message, particulièrement direct, invite son contradicteur à cesser d’attribuer à la France une quelconque responsabilité dans la déstabilisation actuelle du Mali.
Des attaques coordonnées d’ampleur secouent plusieurs bastions maliens
Cette mise au point intervient dans un contexte explosif. Samedi 25 avril, le Mali a été frappé par une série d’attaques coordonnées revendiquées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Des combats et explosions ont été signalés à Bamako, Kati, Gao, Kidal, Sévaré et Mopti, illustrant l’ampleur inédite de cette offensive simultanée contre l’appareil sécuritaire malien.
Si les Forces armées maliennes assurent avoir contenu la menace et repris la maîtrise de plusieurs zones sensibles, la situation sur le terrain demeure confuse, notamment dans le nord du pays où des affrontements ont encore été signalés ce dimanche. Dans ce climat de forte tension, la sortie de la France apparaît comme une tentative de couper court aux accusations de collusion qui resurgissent à chaque aggravation de la crise sécuritaire malienne.