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Affaire Epstein en Côte d’Ivoire : un faux communiqué démenti par la Justice

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Le ministère ivoirien de la Justice dément un faux communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête liée à Jeffrey Epstein et citant Nina Keita, sur fond de pressions politiques et de polémique.
Affaire Epstein en Côte d’Ivoire : un faux communiqué démenti par la Justice
Nina Keita, nièce du président ivoirien, Alassane Ouattara

En Côte d’Ivoire, l’affaire Epstein continue d’alimenter le débat public. Alors que certains partis politiques réclament l’ouverture d’une enquête judiciaire, de fausses informations circulent activement sur les réseaux sociaux, contribuant à brouiller les pistes.

Un faux communiqué attribué au procureur

Mercredi 25 février 2026, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a formellement démenti un communiqué présenté comme émanant du procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan. Le document annonçait l’ouverture d’une information judiciaire dans le dossier Epstein, citant nommément Nina Keita.

Selon ce texte, le parquet aurait décidé d’engager des poursuites en lien avec des faits graves d’atteintes sexuelles sur mineurs, en référence aux infractions pour lesquelles Jeffrey Epstein a été condamné. Les autorités ivoiriennes ont toutefois assuré qu’aucune procédure de ce type n’a été enclenchée à ce jour.

Sur sa page Facebook officielle, le ministère a partagé le document incriminé en y apposant la mention « Fake News », dénonçant une tentative manifeste de désinformation.

Pressions politiques et répercussions internationales

Cette polémique intervient dans un contexte international marqué par de nouvelles révélations autour de l’affaire Epstein. Des médias étrangers ont évoqué des échanges entre l’Ivoirienne Nina Keita et le financier américain. Le quotidien français Le Monde a notamment écrit que Nina Keita, présentée comme la nièce du président Alassane Ouattara, aurait « joué les entremetteuses ».

À la lumière de ces informations, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front populaire ivoirien (FPI) ont officiellement demandé l’ouverture d’une enquête afin de situer les responsabilités.

De son côté, la plateforme Alerte 100 a également alerté sur le caractère frauduleux du communiqué. Elle affirme que le document a été diffusé dans le but de tromper l’opinion publique et de semer la confusion au sein de la population.

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