En Afrique du Sud, les autorités ont intensifié leur lutte contre l’exploitation minière illégale avec une vaste opération de sécurité menée dans la mine de Losberg Kloof, à Westonaria, dans la province du Gauteng. Baptisée « Operation Prosper », cette intervention, organisée mardi 7 juillet 2026, a conduit à l’arrestation de 217 personnes soupçonnées d’être impliquées dans des activités minières clandestines et des infractions connexes.
L’opération a mobilisé plusieurs unités, dont le Service de police sud-africain (SAPS), la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF), les services de sécurité de Sibanye ainsi que Fidelity Specialised Services. Les forces engagées avaient pour mission de démanteler les réseaux d’exploitation illégale et de lutter contre les activités criminelles qui gravitent autour de ces sites.
Selon les autorités, une majorité des personnes interpellées seraient des ressortissants étrangers en situation irrégulière, principalement originaires du Mozambique, du Zimbabwe et du Lesotho. Deux suspects ont également été arrêtés pour possession illégale de munitions et pour avoir facilité le séjour de migrants en situation irrégulière.
En Afrique du Sud, des armes et du matériel minier clandestin saisis lors de l’intervention
Au cours de l’opération, les forces de sécurité ont découvert et saisi plusieurs équipements utilisés par les mineurs clandestins, notamment des « phendukas », des appareils servant au traitement artisanal du minerai. Des provisions alimentaires et des boissons alcoolisées destinées aux sites d’exploitation illégale ont également été récupérées.
Les agents ont par ailleurs mis la main sur un pistolet de calibre 9 mm, deux chargeurs ainsi que 118 cartouches de fusil d’assaut AK-47. La découverte de ces armes illustre les inquiétudes croissantes des autorités face à la présence de groupes organisés et parfois lourdement armés dans les zones d’exploitation clandestine.
En Afrique du Sud, le phénomène des « zama zamas », terme désignant les mineurs illégaux, reste un défi sécuritaire majeur, notamment dans le Gauteng où certains opérateurs investissent d’anciennes galeries abandonnées. Ces réseaux sont régulièrement associés à diverses formes de criminalité, comme le trafic de minerais, le trafic d’armes, l’immigration irrégulière et les affrontements entre groupes rivaux.